Rome, Italie - Le président de la Chambre des représentants du peuple libyen (Parlement), installée à Tobrouk, Aguila Salah et le Commandant de l'armée, le Maréchal Khalifa Haftar, pourraient ne pas prendre part à la conférence de Palerme sur la crise libyenne, prévue les 12 et 13 novembre prochain, en Italie, croit savoir mardi le journal italien 'La Stampa'.

Le journal fonde ses informations sur la déclaration d'un député libyen affirmant que MM. Salah et Haftar pourraient ne pas prendre part à la conférence et que 'de grandes puissances œuvrent pour faire durer la crise dont l'Italie qui tire profit de la situation actuelle'.

Le député, qui a souhaité garder l'anonymat, a demandé à l'Union européenne de mettre fin aux sanctions contre Aguila Salah pour lui permettre de participer à la conférence de Palerme.

Le journal, citant une source 'bien informée' se demande pourquoi ils n'ont jusqu'à présent pas annoncé leur participation à la conférence, 'laissant le doute planer sur toutes les possibilités'.

Selon le journal, malgré le soutien de l'Union européenne, obtenue lundi par le ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero Milanesi, des 'problèmes sont notés dans la préparation, la gestion et la coordination de la conférence, moins d'un mois avant sa tenue'.

Le journal a également évoqué des menaces qui planeraient sur le rapprochement entre le Premier ministre du gouvernement libyen d'entente nationale, Fayez Sarraj, et le Maréchal Khalifa Haftar ,car les 'équilibres sur le terrain sont assurés par d'autres forces qui ne veulent pas être exclues de la stabilisation en Libye'.

PanaPress