Elections RD Congo

Le président Joseph Kabila a rassuré vendredi au cours d'une conférence de presse sur l'organisation des prochaines élections, conformément au calendrier publié par la Commission électorale nationale indépendante (CENI.

'Le RD Congo est sur la bonne voie d'organiser les élections. J'aimerais que la population reste calme. On fera tout pour que les élections libres transparentes et démocratiques soient organisées par les Congolais et qu'elles ne soient pas influencées par un pays ou un groupe de pays', a notamment indiqué le chef de l'Etat congolais.

Pour M. Kabila, le processus électoral en RDC est une expérience réussie, qu'il s'agisse des élections de 2006 ou de 2011.

'La démocratie est un choix politique et idéologique que la RDC a opéré par conviction et non pas par contrainte. C'est par conviction que nous avons accepté d'aller aux élections en 2006 et en 2011. C'était une décision bien réfléchie. Pour moi, c'était l'unique passage pour atteindre la pacification, la cohésion et la reconstruction du pays', a-t-il souligné.

Selon lui, la démocratie existait déjà dans le pays en 1960 et qu'elle a été 'tuée' avec l'assassinat du Premier ministre élu Patrice-Emery Lumumba par ceux-là mêmes qui s'érigent aujourd'hui en donneurs de leçons de démocratie.

Il a, à cette même occasion, confirmé que les élections de cette année étaient en train d'être financées par le gouvernement de la RD Congo.

'Si elles ne sont pas organisées à temps, ce n'est pas par mauvaise foi ou par manque de volonté politique ou encore par manque de vision, mais parce qu'en 2012, le gouvernement avait orienté tous ses moyens vers l'Est où la ville de Goma avait été occupée par la rébellion de M23. Il fallait tout arrêter pour défendre la République, la souveraineté du pays et l'intégrité du territoire menacée', a-t-il affirmé.

Cependant, le président Kabila n'a pas clarifié la situation de sa présentation à la prochaine présidentielle, renvoyant cette question à la lecture de la Constitution.

Il s'est cependant montré très critique à l'égard de certains hommes politiques et d'une frange de l'Eglise catholique qui, selon lui, veulent toujours contester les résultats des élections, même si celles-ci avaient été organisées par un prêtre catholique (2006), ou par un pasteur (2011), placés à la tête de la CENI par les confessions religieuses.

Au sujet de la situation politique, le président Joseph Kabila a fait savoir que ceux qui avaient rejeté l'adoption de la Constitution par référendum, parmi lesquels l'Eglise catholique, sont devenus aujourd'hui les défenseurs acharnés de celle-ci.

'C'est grave de voir la capacité des hommes de se dédire. Mais moi, je suis resté constant', a-t-il dit.

Le président Kabila a également pris à partie la Mission des Nations unies pour la stabilisation en D Congo (MONUSCO), demandant que soient clarifiées les relations entre la RDC et cette mission des Nations unies.

'La RD Congo va exiger le respect de siège, le Sofa, violé à plusieurs reprises par la MONUSCO qui, 20 ans durant, n'a réussi à éradiquer aucun groupe armé', a-t-il affirmé.

Parlant des relations avec ses neuf voisins et ses partenaires, M. Kabila a fait savoir qu'elles sont bonnes sauf pour certains dont la RD Congo a refusé le dikta.

'Même l'homme le plus pauvre a besoin de dignité. Le Congo tient à sa dignité et tient à être respecté….Le Congo, mon pays n'est pas à vendre. Il n'est pas une république bananière ', a-t-il martelé.

En réaction à la décision de la Belgique de suspendre la coopération d'Etat à Etat, il a indiqué que la RD Congo avait réagi conformément au principe de réciprocité, le Congo n'étant plus une colonie.

'La réaction de la RD Congo n'est pas épidermique. On a été courtois', a-t-il déclaré.

PanaPress 27 janvier 2018