Aide et développement

Une hausse des besoins induits par les conflits en Afrique et au Proche-Orient, associée à un accroissement des chocs climatiques, qui malmènent les plus vulnérables partout, ont donné un nouveau caractère urgent aux appels à la communauté internationale à ne plus seulement œuvrer à mettre fin aux besoins humanitaires, mais à les réduire au fil du temps, a déclaré dimanche le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres.

En s'adressant à un panel de haut niveau, en marge du Sommet de l'Union africaine, qui s'est ouvert la semaine dernière dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, M. Guterres a souligné que cette nouvelle manière de travailler ne voulait pas dire passer du financement du développement à celui des programmes humanitaires ou vice-versa.

'Il s'agit de reconnaître les objectifs communs et d'optimiser les ressources et capacités existantes pour aider toutes les personnes dans des situations de risque, de vulnérabilité et de crise. Il s'agit de mieux s'atteler ensemble à réduire les besoins humanitaires sur le moyen à long termes', a déclaré le patron des Nations unies, en mettant en avant cet objectif comme l'une des principales conclusions du Sommet humanitaire mondial de 2016, selon un communiqué des Nations unies.

Deux ans après que la communauté internationale a souligné les changements nécessaires pour alléger les souffrances, réduire les risques et atténuer la vulnérabilité, M. Guterres a déclaré qu'il est clair que la réduction de la fracture entre l'humanitaire et le développement prendra du temps et nécessitera divers acteurs, y compris ceux n'appartenant pas au système onusien.

'Nous devons nous recentrer sur les résultats et prendre nos responsabilités en exprimant clairement les décisions collectives', a-t-il déclaré.

Face à une hausse des besoins induits par les conflits en Syrie, au Yémen, en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud et ailleurs, le Secrétaire général des Nations unies a déclaré avoir relancé une diplomatie de la paix, incluant la médiation, pour prévenir les conflits et y mettre fin.

S'agissant des chocs climatiques plus fréquents et plus intenses, qui engendrent également des besoins humanitaires record et qui ont un très fort impact sur les plus vulnérables, la communauté internationale doit redoubler d'efforts pour faire face au changement climatique ainsi que pour renforcer la résiliences des populations impactées par la sécheresse, les inondations et autres catastrophes.

'Nous avons une obligation morale de mieux faire et nous avons les instruments et le savoir pour tenir cette obligation', a déclaré le Secrétaire général en soulignant: 'Nous devons éliminer les cloisonnements qui ont existé pendant trop longtemps entre les acteurs humanitaires et ceux du développement'.

Il a déclaré que l'expérience de pays comme l'Éthiopie, l'Ouganda, le Yémen et la Somalie, où cette nouvelle approche fonctionne, donnait quatre leçons précieuses:

Les Nations unies et les partenaires au développement doivent renforcer les capacités des acteurs nationaux et locaux pour répondre efficacement aux besoins et faire face aux risques et à la vulnérabilité;

Ils doivent collectivement commencer par une compréhension communes des défis puis partager les données, les informations et les analyses;

Ils doivent procéder à une planification commune et éclairée de la gestion des risques avec les gouvernements et tous les partenaires, pour toucher les plus isolés; et

Restructurer l'architecture de financement pour promouvoir la prévisibilité, la flexibilité et les financements pluriannuels, tout en poussant les institutions de financement internationales et les acteurs du secteur privé, y compris les acteurs des assurances à développer des solutions innovantes.

En soulignant que la communauté internationale consacrait plus d'énergie et de ressources au règlement des crises qu'à leur prévention, le Secrétaire général a indiqué que l'ONU devait conserver un engagement stratégique dans une 'culture de prévention' et s'est engagée à travailler avec l'Afrique 'pour mettre fin aux souffrances et rétablir la dignité de chaque personne'.

PanaPress lundi 29 janvier 2018

  • Programme du Festival de Louxor du film africain

    Au total, 110 films africains, choisis sur 500, seront projetés lors de la septième édition du Festival de Louxor (Egypte) du film africain, prévue du 16 au 22 mars 2018, a annoncé, dimanche soir, à la presse, le président du fzstival, Sayed Fouad.

  • Le maire de Dakar jugé pour détournement de deniers publics

    Les plaidoiries des avocats du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, jugé pour détournement de deniers publics, ont débuté ce lundi devant le Tribunal correctionnel de grande instance de Dakar, pour durer trois jours.

  • Agriculture: 41ème session FIDA en Italie

    La quarante et unième session du Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole (FIDA) se tiendra les 13 et 14 février à Rome sous le thème : « L'investissement dans les populations rurales : clé de la paix et de la stabilité à travers le monde », a-t-on appris, ce vendredi à Cotonou, de sources officielles.

  • Session de formation au Centre Ethiopian Airlines

    Aviation - 14 professionnels de l'aviation en provenance de Côte d'Ivoire, du Nigeria et de la Tanzanie ont reçu leurs diplômes de fin d'études du Centre de formation d'Ethiopian Airlines, après avoir achevé avec succès les cours et la formation pratique sur les avions Bombardier Q-400 et Boeing 737, indique un communiqué transmis vendredi à la PANA.

  • Ecart entre l'aide et le développement

    Une hausse des besoins induits par les conflits en Afrique et au Proche-Orient, associée à un accroissement des chocs climatiques, qui malmènent les plus vulnérables partout, ont donné un nouveau caractère urgent aux appels à la communauté internationale à ne plus seulement œuvrer à mettre fin aux besoins humanitaires, mais à les réduire au fil du temps, a déclaré dimanche le Secrétaire général...