Un impératif de justice sociale - La Conférence nationale sur la rationalisation du système de rémunération des agents de la Fonction publique répond à un impératif de justice sociale et d'équilibre économique, a déclaré, mardi, le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba.

S'exprimant à l'ouverture des travaux, M. Thiéba a soutenu que: «nous ne devons pas perdre de vue que notre service public est le reflet de notre histoire, il s'est construit sur une logique de progrès social, en s'appuyant sur les valeurs de solidarité, de positivisme et d'égalité qui nourrissent la culture des fonctionnaires».

Il a rappelé que cette conférence a pour objectif de parvenir à un mécanisme garantissant une gestion équitable et soutenable des rémunérations des agents publics de l'Etat et permettant la recherche de l'apaisement social et l'accroissement de la productivité publique.

'Chacun de nous doit comprendre que c'est le sort des générations actuelles et futures qui se dresse à partir de la conférence. Nos fils et nos filles jugeront notre capacité à traduire pour les plus faibles les principes de solidarité, de partage, d'amour et de paix', a, pour sa part, indiqué le ministre en charge de la Fonction publique, Seni Ouedraogo.

La grogne sociale observée depuis l'arrivée au pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré en 2016 a contraint son équipe à prendre un certain nombre de mesures dont la remise à plat des salaires, rappelle-t-on.

Lundi, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a souligné que la masse salariale en 2018 avoisine 720 milliards de FCFA, alors qu'à l'horizon 2020 elle sera de 1.000 milliards.

Alors que cinq centrales syndicales et une vingtaine de syndicats autonomes participent aux travaux, la Coordination des syndicats de la Fonction publique a tenu, mardi, un sit-in à l'ouverture de la conférence, rappelle-t-on.

PanaPress