Contrôler le réchauffement climatique mondial et prévenir certains des pires scénarios du changement climatique 'est encore possible', a déclaré samedi le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui a appelé à une action et une ambition plus grandes.

'Limiter la montée de la température à 1,5 degré va nécessiter des changements rapides, novateurs et sans précédent dans tous les aspects de la société – surtout dans la manière de gérer la terre, l'énergie, les industries, les constructions, le transport et les villes', a déclaré le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, au cours d'une réunion ministérielle sur le climat, tenue à Bali, en Indonésie.

'Cela signifie mettre un terme à la déforestation et planter des milliards d'arbres; réduire de manière drastique l'utilisation d'énergie fossile et l'augmentation de l'utilisation massive des énergies renouvelables; passer vers une agriculture durable respectueuse du climat; adopter de nouvelles technologies, telles que la capture et le stockage du carbone', a-t-il poursuivi.

Selon un communiqué des Nations unies, M. Guterres a lancé un appel particulier pour des investissements ''destinés à la préservation du climat' surtout dans le secteur des infrastructures, où plus de 90 billions de dollars américains en investissements sont attendus d'ici 2030.

'Les prochaines années seront cruciales [et] votre leadership est nécessaire', a déclaré M. Guterrres aux ministres.

Soulignant les énormes pertes économiques dues aux catastrophes climatiques et les projections que d'ici 2050, le changement climatique pourrait réduire jusqu'à 4 pour cent le Produit intérieur brut (PIB) annuel dans certains pays de l'Asie du Sud et du Sud-Est, le secrétaire général a précisé que les risques climatiques ne sauraient être ignorés.

'Nous avons besoin d'un nouveau cadre économique qui intègre les risques et les catastrophes climatiques dans tous les aspects des finances, de la planification et de la budgétisation', a-t-il indiqué.

En plus d'une politique économique, des instruments fiscaux sont également nécessaires, a-t-il poursuivi tout en exhortant à 'un prix significatif' du carbone et la fin des subventions aux énergies fossiles pour promouvoir une croissance à faible intensité de carbone qui ne soit pas affectée par les changements climatiques.

Il a également appelé à des 'changements fondamentaux' dans le financement en faveur du climat, y compris les politiques gouvernementales qui peuvent augmenter les ressources disponibles pour une action contre le changement climatique.

'Les gouvernements doivent encourager leurs banques à appuyer le financement vert et les instruments financiers novateurs – tels que les obligations vertes – et les instruments de dettes qui peuvent renforcer la résilience des nations vulnérables', a déclaré le patron des Nations unies qui a appelé à une mobilisation du financement du secteur privé.

Il a exhorté les pays à profiter pleinement de la prochaine Conférence des Etats signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP-24), qui aura lieu à Katowice, en Pologne, afin de sortir de cette réunion avec un cadre robuste qui permettra aux pays d'opérationnaliser et de mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le changement climatique.

'Je compte sur l'ensemble des leaders pour appeler leurs négociateurs à régler tous les points d'achoppement et à insister sur le progrès'', a-t-il conclu.

PanaPress