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Sam, Déc

Sciences et technologies : construire l’avenir de l’intérieur

Société
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Adapter l’enseignement supérieur aux enjeux du XXIème siècle. Former les futurs professionnels pour leur permettre d’apporter, in situ, des solutions opérationnelles, adaptées et spécifiques à leur pays. Toutes les nations s’y emploient. En Afrique, de tels objectifs représentent même l’une des principales clés de développement pour le continent.

Entre croissance économique, découverte de gisements de différentes natures, exode rural, expansion de l’urbanisation, besoins alimentaires et gestion des problématiques environnementales, l’Afrique se retrouve au cœur de questionnements pouvant trouver leurs pistes de résolution dans les sciences et technologies. Si, comme le disait Einstein, « en plein coeur de toute difficulté, se cache une opportunité », alors une jeunesse africaine, investie et formée, incarne la meilleure chance du continent d’apporter, demain, des réponses à tous ces enjeux.

Mais comment lutter quand le système éducatif africain pâtit d’un déséquilibre d’attraction entre, d’une part, les matières littéraires et des sciences humaines et d’autre part, les enseignements scientifiques et technologiques ? Comment faire pour permettre à la nouvelle génération de se former pour acquérir les savoir-faire et connaissances nécessaires pour qu’elle apporte, par elle-même, des solutions aux différentes problématiques du continent ?

Dans ce contexte, la Commission de l’Union Africaine (CUA) et l’Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS) ont annoncé, mardi 30 juin, la signature, à Addis-Abeba, d’un protocole d’entente ayant pour objectif de renforcer l’enseignement des Sciences, de la Technologie, de l’Ingénierie et des Mathématiques en Afrique.

En juin 2014, l’Union Africaine avait validé une stratégie pour la science, la technologie et l’innovation pour l’Afrique. Ce présent protocole sert cette stratégie décennale qui vise à développer les liens entre industrie, éducation, recherche scientifique et mathématique, et décideurs. Cette perspective de transversalité est aussi celle du NEF (Next Einstein Forum) qui est inclus dans les collaborations soulignées par le protocole.

Mais ce protocole coïncide aussi avec les actions décidées par la Commission de l’Union Africaine pour remplir les objectifs de l’Agenda 2063 qui reflète la vision de l’Afrique par ses habitants et leurs voeux en perspective des 50 années à venir. En effet, en formant en sciences et en technologies, les jeunes d’aujourd’hui et acteurs de demain, l’Afrique se dote du meilleur des atouts pour concrétiser les objectifs de prospérité, d’intégration, de paix et de développement décrits dans l’Agenda 2063.

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