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Energies renouvelables: 19 projets dans le cadre de l'Initiative africaine

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Le Conseil d'administration de l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables, présidé par le président Alpha Condé, le 4 mars dernier à Conakry, en présence de Mme Ségolène Royal, ministre français de l'Environnement et présidente de la COP21, a adopté le lancement immédiat des 19 premiers projets, a appris, mercredi, la PANA de sources officielles.

Ces projets sont répartis dans plusieurs pays africains comme la Zambie qui va bénéficier du renforcement du réseau électrique avec la réhabilitation et le renforcement du réseau électrique dans la division Sud de la Zambie (provinces Centre, Est, Sud et Ouest), pour renforcer l'accès à l'électricité.

En Afrique australe sera lancé la Facilité de financement des énergies renouvelables (SUNREF III) qui est la ligne de crédit dédiée à des banques commerciales de Maurice, des Comores, des Seychelles, de Madagascar et du Mozambique et assistance technique gratuite pour les banques et leurs clients, dans les domaines des économies d'énergie, des énergies renouvelables d'une puissance de 10 MW.

Il est prévu un projet de géothermie à Tendaho d'une puissance de 12 MW en Ethiopie et un projet d'interconnexion Ghana-Côte d'Ivoire par la construction d'une ligne de 300 km pour renforcer la stabilité du réseau d'Afrique de l'Ouest.

Il y aura aussi le renforcement du réseau électrique par le doublement de la ligne électrique 225 kV reliant la centrale hydroélectrique de Manantali à Bamako au Mali, des centrales solaires de Defissol (Bénin) d'une puissance de 25 MW, à Agadez (Niger) d'une puissance de 13 MW, à Bauchi (Nigeria) d'une puissance de 100 MW, à Gourou-Banda (Niger) d'une puissance de 30 MW et à Djermaya (Tchad) d'une puissance de 30 MW, ainsi que l'électrification rurale avec la rénovation d'une petite centrale hydroélectrique sur la rivière Mutobo d'une puissance de 1 MW au Rwanda.

Parmi ces projets, il y a aussi l'Interconnexion 'Dorsale Nord' par la construction de 875 km de lignes d'interconnexion entre le Nigeria, le Niger, le Bénin et le Burkina Faso pour favoriser l'intégration régionale, l'amélioration de l'évacuation de l'énergie et l'électrification rurale.

Il est prévu également la mise en œuvre de la Facilité de financement de projets d'énergies renouvelables 'Climate Investor One' qui est un mécanisme d'appui au financement du projet qui permet de mobiliser des financements supplémentaires du secteur privé.

En Guinée, il y aura le programme intégré d'électrification rurale à partir de micro-hydroélectricité (Puissance : 10 MW) composé de quatre projets situés en Guinée Maritime, en Moyenne-Guinée, en Guinée Forestière et en Haute-Guinée : ces installations de production d'énergie ont vocation à alimenter des réseaux isolés, non interconnectés, de plusieurs milliers de personnes. Ces aménagements permettront également de servir les besoins essentiels comme l'alimentation en eau potable, mais aussi les activités économiques comme l'irrigation pour l'agriculture et l'approvisionnement de sites industriels.

En Tanzanie, il est prévu le projet hydroélectrique de Kakono par le projet de barrage au fil de l'eau sur la rivière Kagera d'une puissance de 87 MW, ainsi qu'une Facilité de financement pour l'électrification rurale 'ElectriFi' d'une puissance de 5 MW en plus d'une autre Facilité de financement au Nigeria pour l'électrification rurale 'ElectriFi' d'une puissance de 0,6 MW (phase 1), puis 17,6 MW (phase 2).

Dans plusieurs pays du continent, il y a aura la Facilité d'accélération des EnR en Afrique (ARE Scale-Up) qui a pour objectif d'améliorer le cadre institutionnel et réglementaire concernant la production d'ENR, d'une puissance de 290 MW, et l'accès et de préparer le financement d'un important portefeuille de projets (publics et privés) entrant dans le cadre de l'initiative AREI.

Enfin, en République démocratique du Congo, au Burundi et au Rwanda, il est prévu la mise en œuvre de Ruzizi III qui concerne le barrage hydroélectrique, d'une puissance de 147 MW, alimentant la Communauté économique des pays des Grands Lacs.

L'Initiative africaine pour les énergies renouvelables a été lancée lors du Sommet des chefs d'Etat africains à Paris pendant la COP 21, rencontre au cours de laquelle, 10 bailleurs (G7 et Commission européenne, Pays-Bas, Suède) s'étaient engagés à mobiliser 10 milliards de dollars pour développer 10 GW de capacité renouvelable supplémentaire en Afrique d'ici 2020.

La présidente de la COP21, Mme Ségolène Royal a remis aux Nations Unies, en septembre 2016, un rapport sur cette initiative recensant 240 projets susceptibles de contribuer à l'installation de 45 GW de nouvelles capacités renouvelables installées.

Ce rapport a été établi sur la base de déplacements de Mme Royal dans une vingtaine d'États africains, de rencontres avec les dirigeants du continent, et de contributions des pays africains.

PanaPress 08/03/2017