Publication d'une étude de l'ONU sur la place des femmes dans la recherche de la paix - Une étude de l’ONU publiée mardi indique que les missions de maintien de la paix de l’organisation doivent faire plus d'efforts pour travailler avec les autorités féminines locales pour augmenter la participation des femmes aux négociations de paix, au fonctionnement des institutions sécuritaires nationales et à la gouvernance dans les situations d'après guerre.
Cette étude a été menée une décennie après l'adoption de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité.
S'exprimant lors du lancement, le responsable des Opérations de maintien de la paix de l’ONU, Alain Le Roy, a déclaré que c’était la première étude à prendre en charge les impacts spécifiques des conflits sur les femmes et un appel pour l'engagement des femmes dans les processus de paix.
«L'étude d'impact est un appel à l'action lancé aux hauts responsables des missions de maintien de la paix pour accélérer l'application de la résolution 1325 en vue d'obtenir les résultats escomptés», a-t-il ajouté.
«Je continuerai à faire de cet agenda une priorité et à apporter le leadership nécessaire pour s'assurer que la famille de maintien de la paix est mobilisée de façon efficace pour créer une société plus juste et plus équitable au lendemain des conflits», a poursuivi M. Le Roy.
D'après l'étude, le maintien de la paix a joué un rôle crucial dans le progrès réalisé dans l'implication des femmes dans la politique en tant qu'électrices, candidates et élues.
«Le déploiement de patrouilles dans les zones à risques dans la région soudanaise du Darfour et en RDC a également renforcé la protection des femmes», ajoute l’étude.
Cependant, l'étude révèle que les missions de maintien de la paix n'avaient pas réussi à améliorer de manière significative la participation des femmes aux négociations de paix.
Elle souligne la nécessité de mettre en place une stratégie de maintien de la paix pour assurer un engagement avec différents groupes de femmes, estimant que les missions de maintien de la paix devraient aussi intensifier la plaidoirie pour augmenter la représentativité des femmes dans les institutions sécuritaires nationales, sauvegarder leurs droits et augmenter leurs opportunités afin de leur assurer un avancement professionnel.
«Malgré quelques cas de représentation politique renforcée, la capacité des femmes à contribuer de manière efficace à la gestion de leurs sociétés est souvent restreinte par une discrimination persistante», indique l’étude.
«Une planification précoce et mieux coordonnée au sein du système des Nations unies et avec les partenaires nationaux est nécessaire pour garantir des changements durables et significatifs pour les femmes dans les situations d'après guerre», ajoute-t-elle.
L'étude recommande une réponse plus énergique contre la violence sexuelle liée à la guerre qui reste très présente dans les zones de déploiement des missions de maintien de la paix.
Parmi les autres recommandations figure la nécessité pour l'ONU d'affecter plus de ressources à la protection des femmes, des déplacés internes et des réfugiés avec le soutien des partenaires internationaux.
L’étude a été réalisée par le Département des Nations unies pour les Opérations de maintien de la paix.
Pana 09/02/2011
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