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May 26th
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Sénégal-Politique: Appel à l'intervention de l'armée française

Robert Bourgi enfonce Karim - Contrairement aux démentis de l'Ambassade du Sénégal à Paris et du porte-parole de la Présidence de la République, Karim Wade a paniqué lors des évènements du 27 juin et a appelé Robert Bourgi pour solliciter l'intervention de l'armée française. La confirmation est de Bourgi lui-même. L'avocat, Robert Bourgi, a enfoncé hier Karim Wade et tous ceux-là qui ont toujours déclaré urbi et orbi que le fils du chef de l'Etat n'avait pas sollicité l'intervention de la France dans les événements du lundi 27 juin dernier. Interrogé hier sur la Rfm, l'avocat a livré in extenso le contenu de son entretien téléphonique avec Karim Wade. 'Dans la nuit du 27 juin, lorsque les événements tragiques se déroulaient à Dakar, j'ai été réveillé à 3 h moins 20 (heure française) par Karim Wade qui me dit ceci : je rapporte fidèlement ses propos. Il m'a dit : 'Tonton Dakar et le Sénégal sont dans une situation quasi insurrectionnelle. Les bâtiments administratifs brûlent.

Ça chauffe de tous les côtés. Il y a des milliers de manifestants. On a saccagé et brûlé les villas de trois ministres. Des gens ont été mis dehors. Tout va très très mal. On ne sait jamais avec les intérêts français", rapporte l'avocat français bien introduit à l'Elysée.

'Je lui ai dit : 'Karim, il faut que tu sois plus cohérent", ajoute-t-il avant de poursuivre pour dire que Karim lui a répondu : 'On ne sait jamais. L'armée française est là pour quelque chose.' Là, Robert Bourgi affirme avoir immédiatement arrêté Karim Wade : 'Je ne suis pas une autorité politique.

Je suis avocat au barreau de Paris.' 'Mais tu peux alerter tes amis, nos amis (dont Sarkozy, Ndlr)', ajoute Karim Wade au téléphone.'Je lui ai répondu catégoriquement : 'Je n'en ferai rien. C'est une affaire sénégalo-sénégalaise.

A supposer que les intérêts soient menacés, je n'ai aucune légitimité pour te donner quelque réponse que ce soit". L'avocat français indique que le fils de Wade lui a dit ceci : 'Mais, alertez-les au moins'.

'Karim, soit toi ou ton père a le contact du président de la République française, soit tu as le contact de plusieurs conseillers. Je ne suis pas habilité à saisir des gens J'ai refusé de la manière la plus nette et claire', révèle Robert Bourgi confirmant ainsi le journal français l'Expess qui a été le premier à ébruiter ce fameux coup de fil de Karim Wade.

Des révélations aussitôt démenties par l'ambassade du Sénégal à Paris en ces termes : 'Le site d'informations français 'www.lexpress.fr, dans un article en date du 28 juin 2011 signé par Mme Christine Holzbauer, a fait état d'une information selon laquelle M. Karim Wade, ministre d'Etat et fils du président de la République du Sénégal, aurait sollicité l'intervention des forces françaises basées au Sénégal. L'ambassade du Sénégal à Paris dément fermement cette information fausse et dénuée de tout fondement', lisait-on dans leur communiqué.

'A aucun moment, avant, pendant ou après les manifestations qui se sont déroulées ces derniers jours, le Gouvernement du Sénégal ou toute autre autorité n'a sollicité l'intervention des forces françaises ni d'aucune autre force étrangère', ajoute la même source qui estime qu'il 's'agit là d'une intoxication de plus qui entre dans une vaste opération de désinformation et de manipulation de l'opinion.'

L'ambassade du Sénégal à Paris révèle au passage que 'dans les récents accords entre la France et le Sénégal, le président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye Wade a insisté pour qu'il n'y ait aucune disposition d'appel à assistance en cas de trouble intérieur.'

Hier encore, avant la sortie de Robert Bourgi, le porte-parole de la Présidence de la République interpellé, a nié les faits alléguant que 'ni la police ni la gendarmerie sénégalaise, encore moins l'armée n'étaient débordés par les manifestations au point de solliciter l'intervention de l'armée française.'

Georges Nesta Diop

Wal Fadjri/07/07/2011