Un défi majeur pour les nouvelles autorités - La bataille de Tripoli et sa libération ainsi que la découverte de munitions et d’entrepôts d’armes dans divers quartiers de la capitale libyenne ont donné lieu à un phénomène de propagation des armes légères dans la ville. Ce phénomène de la propagation des armes légères à Tripoli et ses banlieues entre les mains de jeunes révolutionnaires qui assurent depuis la bataille de 'la libération de Tripoli' la sécurité de leurs quartiers respectifs, commence à susciter des questions et des craintes relatives aux dangers pouvant découler de cette situation sur la sécurité et la quiétude des citoyens.
En effet, l'enjeu demeure quant à la question lancinante qui taraude l'esprit des Tripolitains et au-delà les responsables du Conseil national de transition (CNT) sur comment ramasser ces armes et quand?
Les tentations sont grandes en effet, pour ces jeunes révolutionnaires et autres personnes de tout bord qui se sont accaparés d’armes légères lors de la prise de Tripoli.
C'est pourquoi les nouvelles autorités de Tripoli sont appelées à agir vite et très vite en accélérant le retour de la police et des différents services de la sûreté publique pour éloigner le spectre de l’insécurité.
A ce titre, il est urgent pour les nouvelles autorités de mettre en place une stratégie visant à circonscrire le plus rapidement possible et de manière efficiente le phénomène de la propagation des armes légères.
Ainsi, la création d’un fonds spécial destiné à récupérer ces armes qui se trouvent entre les mains des jeunes en les achetant, la mise en place d’une politique de démobilisation des combattants et de leur réinsertion dans la vie active et le lancement d’une campagne médiatique de sensibilisation à travers les mosquées afin d’inciter les jeunes à rendre volontairement leurs armes, doivent servir de piliers à cette stratégie pour mettre fin à la propagation des armes légères.
Certes, des mesures ont été déjà prises par les nouvelles autorités afin de juguler ce phénomène tel que l’unification de l’ensemble des groupes armés sous le seul commandement du Conseil militaire de Tripoli dirigé par Abdelhakim Belhadj.
Il faut ajouter aussi la décision du CNT de redéployer les forces révolutionnaires de Tripoli vers leurs régions et villes d’origine, laissant ainsi le soin des missions sécuritaires aux combattants issus de la ville de Tripoli.
Pour de nombreux observateurs, il est temps pour les nouvelles autorités de passer sans tarder à la vitesse supérieure pour désarmer les nombreux civils qui détiennent des armes à la faveur de la révolution populaire.
En effet, avec l’installation du CNT dans la capitale, la reprise des activités politiques, administratives et économiques, l’arrivée des délégations venant des pays du monde, ainsi que le retour des compagnies pétrolières et entreprises internationales à Tripoli, le phénomène de la circulation des armes peut écorner l’image des autorités et porter atteinte à la stabilité, si rien n'est fait pour inverser la tendance.
Dans cette phase cruciale, le pays a besoin de stabilité, facteur primordial pour le développement d’un climat sain des affaires dans le pays et son attractivité pour les investisseurs étrangers.
Pana 04/09/2011
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