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Sam, Sep

Virus Zika : une urgence de santé publique mondiale

Santé
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Tirant son nom de la forêt de Zika en Ouganda où il a été identifié sur un singe pour la première fois en 1947, le virus Zika est un arbovirus responsable de la fièvre Zika chez l'être humain. Il s'agit d'un virus à ARN transmis par la piqûre d'un moustique infecté du genre Aedes et apparemment le seul arbovirus susceptible de se transmettre par voie sexuelle.

Le virus Zika touche principalement le Brésil, la Colombie, le Paraguay, le Venezuela, le Mexique, le Guatemala, Haïti, la République Dominicaine, Puerto Rico, la Guyane et les Antilles. Quelques pays européens et d'Amérique du Nord ont également enregistré des cas importés du virus Zika. C'est le cas notamment en Espagne, Italie, Royaume Uni, Suède, Finlande, Portugal, Etats-Unis et Canada.

Quant au continent africain, malgré la découverte et l'existence du virus sur son sol, il demeure pour le moment épargné par l'épidémie actuelle.

Alors que les inquiétudes sur l’épidémie de virus Zika s’intensifient, l’agence de presse officielle Chine nouvelle vient de révéler qu'un ressortissant chinois de retour du Venezuela serait atteint du virus Zika. C'est le premier cas déclaré en Chine.

Les méfaits du virus Zika sont connus. Il est à l'origine de symptômes grippaux bénins : fièvre, maux de tête, courbatures. Les conséquences d'une contamination chez la femme enceinte semblent être assez graves car susceptibles d'entraîner une malformation congénitale du fœtus, la microcéphalie, une réduction du périmètre crânien qui est néfaste au développement intellectuel du futur bébé.

En Amérique latine, le virus Zika fait peur notamment à cause de l'explosion des cas de contamination avec plus de 4000 cas de microcéphalie (enfants nés avec une tête et un cerveau anormalement petits), notamment au Brésil.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré au début du mois de février qu'il s'agissait désormais d'une urgence de santé publique de portée internationale et que le lien entre le virus Zika et les malformations congénitales dont souffrent les enfants présentant une microcéphalie, constitue un événement extraordinaire.

Même si la preuve scientifique de la transmission du virus zika de la femme enceinte à son bébé n'est pas encore complètement établie, l'Organisation Mondiale de la Santé note de fortes suspicions sur la possibilité de l'existence de ce lien.

Face au mal, une réponse coordonnée de la communauté internationale s'avère indispensable afin de pouvoir stopper la propagation du virus. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne juge cependant pas utile, à l'état actuel des choses, d'imposer des interdictions de voyage ou de commerce dans les zones affectées par le Zika.

AfriqueJet