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Lun, Sep

Santé et réticence aux programmes de vaccination

Santé
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Vaccinations tardives et refus de vaccination - Tous les ans, quasiment 1,5 millions d’enfants meurent de maladies qui pourraient être évitées par des vaccins déjà existants. De même, un cinquième des enfants n’a pas de vaccination automatique.

La revue « Vaccine » a sorti, hier, un numéro spécial publié, exceptionnellement, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui traite des vaccinations tardives ou des refus de vaccination de la part des parents, pour leurs enfants ou pour eux-mêmes. Cette problématique posant un défi de plus en plus important pour les pays qui oeuvrent à combler leur retard en ce qui concerne leur couverture vaccinale.

Selon les experts, la réticence à se faire vacciner, qu’il s’agisse de refus de vaccination ou de vaccination tardive, peut être liée à des procurations concernant l’innocuité des-dits vaccins. Mais elle peut aussi trouver des causes dans des facteurs comme des fausses croyances telles que la vaccination comme cause de stérilité chez les femmes ou comme la désinformation, un système de santé qui engendrerait de la méfiance, l’influence de certains leaders, le coût ou encore les obstacles géographiques.

Selon le Docteur Philippe Duclos, Conseiller sanitaire principal pour le Département de la vaccination, des vaccins et de la biologie de l'OMS et rédacteur principal de l'édition spéciale de « Vaccine » nommée « Recommandations de l'OMS concernant la réticence à se faire vacciner » : « les vaccins ne peuvent améliorer la santé et éviter les décès que s'ils sont utilisés et les programmes de vaccination doivent atteindre un fort taux de couverture de manière durable.

La réticence à se faire vacciner est un problème croissant pour les programmes nationaux de vaccination ». Les rédacteurs de l’éditorial soulignent « que comme l'a démontré récemment de manière tragique l'épidémie d'Ebola, qu'impliquer les communautés et persuader les individus de changer leurs habitudes et comportements sont un élément central du succès des programmes de santé publique. Il en va de même pour la couverture vaccinale ».

AfriqueJet