Radio France internationale - Des élus français apportent leur soutien à la grève du personnel de RFI – Plusieurs élus français socialistes et communistes ont apporté leur soutien à la grève observée depuis le 28 novembre dernier par le personnel de Radio France internationale (RFI) contre la décision de regrouper France 24, RFI et TV5 monde dans l’Audiovisuel extérieur français (AEF), ont indiqué vendredi à la PANA des sources syndicales à Paris.
'La fusion de RFI avec France 24 mettrait en cause l’avenir même de Radio France Internationale dont l’Elysée entend faire son porte-voix. RFI doit continuer de porter la voix de la France et non celle du gouvernement', écrit la députée communiste Marie-George Buffet, membre de Commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale française.
Accusant le pouvoir en place d’avoir entrepris 'une véritable démolition de RFI', les sénateurs socialistes, Claudine Lepage, Hélène Conway, Jean-Yves Leconte et Richard Yung regrettent la précipitation des responsables de l’audiovisuel extérieur français à consacrer la fusion avec France 24 alors qu’une décision de justice devrait intervenir à ce sujet le 16 janvier 2012.
'Sourd aux demandes de suspension du projet, le conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France a voté, il y a quelques jours, la fusion juridique de RFI et France 24', soulignent les sénateurs dans une motion de soutien au personnel de RFI.
Ils estiment également que le Président-directeur général de l’AEF, Alain Pouzilhac, a décidé 'de passer en force' pour mettre en place la fusion entre RFI et France 24, en dépit des conclusions d’une Mission d’information parlementaire et des rapports budgétaires des députés Martine Martinel et Didier Mathus.
Une large concertation organisée le 5 décembre dernier a permis au personnel de RFI de se prononcer à 94,42 % contre le projet de fusion voulu depuis plusieurs années par le président français, Nicolas Sarkozy.
Dans une lettre ouverte aux auditeurs rendue publique à Paris, les grévistes expliquent les motivations de l’arrêt de travail tout en insistant sur les graves dangers que la fusion fait courir aux moyens de production et à la qualité des émissions de RFI.
'De Bamako à Kinshasa en passant par New York et Pékin, RFI vous informe chaque jour et vous donne la parole. Nous qui faisons la radio au quotidien connaissons le lien unique entre RFI et ses auditeurs. La radio reste par excellence le média de proximité. Elle sait atteindre le chef d’Etat comme le paysan', précise le personnel gréviste dans sa 'Lettre aux auditeurs'.
Après l’échec des négociations entre la direction et le personnel, aucune piste de sortie de la grève n’est envisagée dans les tout prochains jours.
Pana 10/12/2011
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