Des équipements modernes en phase d'évaluation - Sept concasseurs d'amendes de karité, cinq barattes et six moulins de marques différentes ont fait l'objet d'une évaluation le 20 janvier 2012 à l'Institut de recherche en sciences appliquées et technologiques (IRSAT) de Ouagadougou. Ce fut à la faveur d'une journée de restitution organisée par l'IRSAT et la Dynamisation des filières agro-alimentaires du Burkina (DYFAB).
Les équipements ainsi évalués sont le résultat d'une initiative du département mécanisation de l'institut en collaboration avec DYFAB et qui a conduit à l'identification et l'évaluation des performances techniques des équipements disponibles dans le domaine de la transformation du beurre de karité.
Le département de mécanisation de l'Institut de recherche en sciences appliquées et technologiques (IRSAT) a initié, en étroite collaboration avec la Dynamisation des filières agro-pastorales (DYFAB), une étude d'identification et d'évaluation des performances techniques des équipements dans le domaine de la transformation du beurre de karité.
Un exercice qui a abouti à la réalisation d'équipements pour mécaniser les opérations unitaires dans ce domaine au Burkina et dans le reste de l'Afrique de l'Ouest et dont certains sont des presses à karité, des concasseurs d'amendes de karité, des torréfacteurs, des moulins, des barattes, des filtres, etc.
Les équipementiers de cette opération se sont prêtés à une expertise de leur recherche, le 20 janvier 2012, à travers une séance de démonstration.
C'était dans le cadre d'une journée de restitution sur l'évaluation des équipements de production de beurre de karité. Ce furent précisément sept concasseurs, cinq barattes à karité et six moulins de marques différentes qui furent soumis à cette épreuve.
Une humilité scientifique que n'a pas manqué de relever Roger Nébié, représentant du Directeur de l'IRSAT, selon qui « de cette manière, on contribuera non seulement à résoudre durablement les contraintes de la filière mais aussi, à donner un leadership au Burkina Faso en matière de transformation des amandes de karité dans la sous-région ».
Accroitre les revenus des acteurs et améliorer la compétitivité de la filière karité
La filière karité est un secteur dont la substantielle contribution à la création d'emplois et de revenus aux femmes burkinabè ne souffre plus de débat tellement les résultats sont visibles sur le terrain. Le constat fait par Mariam Sédogo, coordonnatrice de la Dynamisation des filières agro-alimentaires du Burkina (DYFAB), n'est pourtant pas reluisant.
« Malgré le réel potentiel existant dans cette filière, l'expérience et le savoir-faire en matière de production, de transformation et de distribution...les opératrices/opérateurs intervenant dans cette filière éprouvent toujours d'énormes difficultés dans la consolidation de leurs activités », a-t-elle estimé.
Les raisons d'une telle performance sont liées à des équipements peu ergonomiques, pas normalisés et souvent peu performants, l'extraction artisanale qui ne permet pas une fabrication en grande quantité. Toute chose qui empêche les acteurs de produire, de prendre de grosses commandes ou de respecter les délais qui leur sont accordés.
A la base de toutes ces insuffisances, se trouvent des équipements inadaptés, à en croire la coordonnatrice. En plus donc de ces nouveaux outils de travail dont disposeront les acteurs de la filière, les résultats de l'IRSAT leur fourniront également des informations stratégiques au cours de l'atelier-évaluation. Ce qui leur permettra de travailler à accroîetre leurs revenus tout en améliorant la compétitivité de la filière karité.
Juste Patoin
Le Pays/24/01/2012
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