Reprise du procès Moubarak - Le procès de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak a repris hier mercredi 7 septembre au Caire avec une demande des parties civiles d'entendre comme témoin le chef de l'armée, le maréchal Tantaoui, désormais à la tête du pays. Ce qui prouve que ce procès réserve beaucoup de surprises et donne une leçon aux autres dirigeants en fonction sur le continent. Le procès de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak a repris hier mercredi 7 septembre au Caire avec une demande des parties civiles d'entendre comme témoins le chef de l'armée, le maréchal Tantaoui, désormais à la tête du pays, ainsi que l'épouse de l'ancien raïs, Suzanne, a rapporté l'AFP.
La demande a été exprimée à la barre lors de la quatrième audience par un représentant du collectif des avocats de familles des victimes de la répression du soulèvement de janvier-février, Me Mohamed el-Damati.
La requête concerne en premier lieu le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis la chute de M. Moubarak le 11 février. Le maréchal Tantaoui fut pendant 20 ans le ministre de la Défense du président déchu.
Surprises
Les avocats veulent aussi entendre le chef d'Etat-major de l'armée égyptienne, le général Sami Annan, ainsi que le général Omar Souleimane, ancien chef des services secrets, nommé vice-président par M. Moubarak dans ses derniers jours au pouvoir.
M. Souleimane aurait déclaré que M. Moubarak était au courant de « chaque balle tirée » contre la foule lors de la révolte, dans une déposition devant le parquet cité en mai par la presse.
Egalement visée, Suzanne Thabet-Moubarak, très influente première dame du temps où son mari dirigeait l'Egypte, qui a échappé à un procès pour corruption à la suite d'un arrangement financier avec la justice.
De telles auditions, si elles sont acceptées par la cour, « permettront de nous épargner tout ce qui se passe actuellement », a déclaré Me Damati.
L'audience de lundi avait été dominée par des auditions ne permettant pas d'étayer les accusations selon lesquelles l'ancien président aurait été impliqué dans des ordres de faire feu à balle réelle contre des manifestants.
Comme on peut le constater, ce procès réserve beaucoup des surprises et il est riche en pédagogie pour la bonne raison qu'il donne une leçon aux dirigeants encore en fonction sur le continent afin de pratiquer la bonne gouvernance et de respecter les droits fondamentaux de citoyens.
Pierre Emangongo
Le Potentiel/08/09/2011
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