Elections Présidentielle au Cameroun - Ils seront finalement 22 concurrents contre le sortant Paul Biya, 78 ans et au pouvoir depuis 1982, dans la course pour le scrutin présidentiel du 9 octobre prochain.
Ainsi en a définitivement statué la Cour suprême après moult tractations ponctuées de rejet puis de repêchage. La haute juridiction a sauvé les apparences en validant la candidature de près de la moitié des 52 postulants qui lui ont soumis leurs dossiers. Mais une chose est d'être candidat, une autre est de pouvoir faire le poids. En la matière, les dés semblent jetés d'avance.
Pour peu que l'on considère que le scrutin est à un seul tour et que le tout puissant président sortant mettra tout son poids -historique, politique et économique- dans la bataille, on peut dire, qu'«il n'y a rien en face» de Biya, malgré toute la considération que nous avons pour les autres candidats. Car, c'est clair, avec la dispersion de l'électorat entre plus de 20 prétendants, il sera bien difficile d'inquiéter le rouleau compresseur du «candidat naturel» du RDPC. C'est vraiment dommage pour l'opposition, mais aussi et surtout pour la démocratie camerounaise.
Au-delà, ce cas révèle le grand malaise de ces processus démocratiques africains où les élections manquent cruellement d'enjeu parce que le vainqueur est presque connu d'avance. Aussi longtemps que le jeu politique paraîtra ainsi, il sera difficile d'obtenir la mobilisation des populations et leur adhésion au processus. Mais il est peut-être temps que les classes politiques africaines présentent des alternatives crédibles face à toutes ces espèces en voie de disparition qui sont encore à la tête de certains Etats africains. La démocratie y gagnera. Certainement.
Bark Biiga
Fasozine/22/09/2011
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