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Sam, Déc

Burkina Faso: l’armée à Ouagadougou contre Gilbert Diendéré

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A l’appel du Général de Brigade Pingrenoma Zagré (chef d’état-major des armées burkinabè), des régiments militaires venant de différentes régions du pays se tiennent prêts à rejoindre Ouagadougou pour affronter les putschistes s’ils ne se rendent pas. La ville de Ouagadougou serait d'ailleurs encerclée depuis lundi soir par plusieurs détachements venus de Dédougou, Bobo Dioulasso, Kaya et Fada N’Gourma. Certains militaires loyalistes auraient même effectué des incursions dans la capitale pour rencontrer des membres du régiment de Sécurité présidentiel (RSP) auxquels ils auraient intimé l'ordre de 'déposer les armes'.

La tension est donc à son paroxysme dans la capitale du Burkina Faso alors même qu'un projet de sortie de crise, négocié par les présidents Sénégalais et Béninois le dimanche 20 septembre, est sur la table de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et doit être examiné lors d’un sommet extraordinaire ce mardi 22 septembre 2015.

Le Président Kafando aurait trouvé refuge à l'ambassade de France où sa présence a été confirmée dans un tweet de l'ambassadeur de France à Ouagadougou Gilles Thibault: 'Je confirme, avec l'autorisation du Président Kafando, qu'il est bien à la résidence de France.'

Ce mardi matin la libération du Premier ministre de la transition Isaac Zida, aux mains des putschistes depuis le coup d'État du jeudi 17 septembre, a été annoncé par le général Gilbert Diendéré, chef du régiment de Sécurité présidentiel (RSP).

Le général putschiste aurait 'accepté la libération du lieutenant-colonel Isaac Zida en signe d'apaisement conformément au projet d'accord' de sortie de crise proposé par la médiation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Ce dernier a par ailleurs déploré les violences faites aux civils par les militaires putschistes et a présenté ses excuses au peuple. En dépit de l’accord conclu par la CEDEAO pour un retour à l’ordre, ces militaires tiennent toujours la capitale.

Rappelons qu'à la suite du putsch de mercredi dernier perpétré par le général de brigade Gibert Diendéré à la tête du Régiment de Sécurité présidentielle, qui avait vu la mise en place du Conseil National pour la Démocratie, le président de la transition Kafando et les ministres avaient été faits prisonniers puis libérés le lendemain.

AfriqueJet