04
Dim, Déc

Burkina Faso: situation un jour après le coup d'état

Politique
Typographie

La situation des journalistes semble difficile depuis le coup d'état perpétré par l’ex-garde de Blaise Compaoré. En effet, les locaux de certains médias ont été pris à partie, des journalistes ont été empêchés de faire leur travail et d'autres auraient même été passés à tabac dans l’exercice de leur métier par les hommes du général Gilbert Diendéré.

Les locaux d'une station de radio locale auraient été visités par des militaires et les émissions intérrompues au moment où les journalistes s'affairaient à couvrir une manifestation de jeunes qui s'élançait vers le palais présidentiel du Faso où sont tenus en otage Michel Kafando (président de la Transition), Yacouba Isaac Zida (Premier ministre) et des ministres du gouvernement Burkinabé de transition.

Face à ces menaces et à la dégradation des conditions de travail et de sécurité des journalistes au Burkina Faso, la Fédération africaine des journalistes (FAJ) a tenu à faire une déclaration jeudi soir dans laquelle elle met en garde les militaires putschistes contre toutes intimidations et attaques contre les médias.

Le coup d'état en rapport avec les résultats de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara ?

Les avocats des parties civiles dans l'affaire de l'assassinat de Thomas Sankara avaient été convoqués par le juge d'instruction en charge de l'enquête pour la communication des résultats de l'autopsie du corps présumé de l'ex-président Thomas Sankara. Le rendez-vous avait été fixé dans le bureau du juge d'instruction François Yaméogo pour le jeudi 17 septembre 2015 à 09 heures.

Le général Gilbert Diendéré, chef de file des militaires auteurs du coup d'état, est suspecté d'être impliqué d'une manière ou d'une autre dans l'assassinat de Thomas Sankara.

Cette convocation envoyée par le juge d'instruction François Yaméogo pour procéder à la communication des résultats de l'enquête n'a pas été évoqué par les militaires putschistes comme étant la cause du coup d’État du jeudi 17 septembre 2015 mais des questions restent en suspens et méritent d'être soulevées...

Macky Sall et Boni Yayi en médiation au Burkina Faso

Deux jours après la prise en otage des autorités de la transition du Burkina Faso par des militaires putschistes, deux présidents Ouest africains en l’occurrence Macky Sall du Sénégal et Boni Yayi du Bénin, sont attendus à Ouagadougou ce vendredi.

Les deux dirigeants, dans un élan de paix, d'amitié et de sagesse, s'emploieront à poser les bases d'une médiation entre les acteurs politiques du pays au moment où la tension commence à devenir palpable et que deux corps sans vie auraient été retrouvés dans les rues de Ouagadougou.

AfriqueJet