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Dim, Déc

Coup d’état militaire confirmé au Burkina Faso

Politique
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Le gouvernement et les institutions du Burkina Faso ont été dissous ce jeudi 17 septembre 2015 par un groupe de militaires ayant au préalable arrêté le président de la transition, son Premier ministre et les membres du gouvernement. Les auteurs de ce coup d'état ont par ailleurs mis en place une instance qu'ils ont dénommé Conseil national pour la démocratie (CND).

Dans une allocution lue à la télévision nationale du pays, un homme en uniforme a déclaré: 'aujourd’hui 17 septembre 2015, les forces patriotiques et démocratiques alliant toutes les composantes de la nation et réunies au sein du Conseil national pour la démocratie (CND) ont décidé de mettre un terme au régime déviant de la transition'.

Pour rappel, un régime de transition avait été instauré au Burkina Faso suite à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui avait eu raison du Président Blaise Compaoré en fuite depuis ces évènements.

Les militaires putschistes reprocheraient au pouvoir de transition de s'être progressivement écarté des objectifs de refondation d’une démocratie consensuelle.

Ils justifieraient leur intervention par la nécessité 'd’enclencher un processus cohérent, juste et équilibré, devant conduire à la mise en place d’un système institutionnel robuste. Ancré sur les principes cardinaux de la démocratie, comme l’égalité politique devant la loi, la libre expression politique et l’alternance; ce système institutionnel sera le socle du développement socioéconomique partagé du Burkina Faso'.

Le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida pris en otage

Les militaires de l’ex-garde Présidentielle de Blaise Compaoré, organisés dans un Conseil national pour la démocratie (CND), détiendraient toujours le président Michel Kafando, son Premier ministre Isaac Zida ainsi que des membres du gouvernement Burkinabé de transition.

Il semblerait que Monsieur Jean Baptise Ouédraogo, ancien Président du pays, ait été à l'initiative de la mise en oeuvre de pourparlers de négociation pour apaiser la tension politique et militaire grandissante depuis quelques heures.

En effet, pendant que les syndicats appellent à la grève générale, la société civile a lancé un appel à manifester pour s'opposer au coup d'arrêt du processus démocratique que constitue ce coup d'état militaire.

AfriqueJet