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Dim, Sep

Manifestations et violences en RD Congo

Politique
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Situation en RD Congo - Suite aux troubles ayant suivi la manifestation de l'opposition à Kinshasa pour demander le départ de Joseph Kabila à la fin de son mandat, c'est toute la communauté internationale qui manifeste sa grande inquiétude face à la nouvelle situation de crise politique dans le pays.

En organisant une marche pour exiger l'alternance démocratique en République Démocratique du Congo, l'objectif du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement était de remettre un mémorandum à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) afin de réclamer la convocation du scrutin dans les délais prévus par la constitution.

Alors que Monsieur Olenga Nkoyi (membre de l'opposition) avait expliqué quelques heures plus tôt que la manifestation avait été autorisée par le gouverneur de la ville de Kinshasa et qu'une présence policière serait assurée pour encadrer la marche, les manifestants ont été brutalement dispersés dès le début du parcours. Conséquence, contestataires et forces de l'ordre se sont violemment affrontés dans plusieurs quartiers de la capitale.

L'opposition fait état de plus de 50 morts alors que le pouvoir, par l’intermédiaire du  ministre de l'Intérieur, déplore 17 morts dont 3 policiers.

Chacun des deux camps se rejetant la responsabilité des incidents meurtriers, les Nations unies, l'Union européenne, les Etats-Unis, la Belgique et la France ont fait part de leur extrême préoccupation et appellent toutes les parties à la retenue tout en condamnant unanimement les violences.

Monsieur Maman Sidikou, représentant de Ban Ki-moon en RD Congo, a lancé un appel aux autorités Congolaises 'à s'assurer que les forces de sécurité respectent les libertés fondamentales et n'utilisent que des moyens non-létaux pour contrôler les foules', et demande 'à tous les dirigeants politiques et leurs partisans de s'abstenir de tout autre actes susceptible d'augmenter les tensions'.