Le président du Mozambique, Joachim Chissano, était l'invité d'honneur à cette cérémonie.
Dans son discours, le chef d'Etat mauricien a dénoncé le fait que l'esclavage "existe toujours sous d'autres formes auxquelles les générations futures seront confrontées".
M. Jugnauth a cité à ce propos deux formes d'esclavage: l'une pratiquée par le patronat qui ne respecte pas les droits des employés "et qui constitue une forme moderne de l'esclavage" et l'autre, les fléaux sociaux tels la drogue, dont sont victimes les jeunes.
"Je demande aux patrons de respecter le droits des travailleurs, à la population de faire des efforts en vue de combattre les fléaux sociaux et au gouvernement de prévoir des peines encore plus sévères pour lutter contre ces fléaux", a déclaré le président mauricien.
Pour sa part, le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, a tenu à rappeler que beaucoup d'esclaves ont préféré la mort à la servitude, en faisant référence aux milliers d'esclaves emmenés de force d'Afrique, surtout du Mozambique, vers l'île Maurice.
Il a par ailleurs évoqué la langue créole développée par les esclaves et que parlent tous les Mauriciens aujourd'hui, quelles que soient leurs origines ancestrales.
"La langue créole appartient à nous tous; elle est notre patrimoine commun. Le gouvernement travaille pour qu'elle devienne une langue optionnelle dans l'enseignement au niveau primaire", a-t-il affirmé.
La journée du 1er février est fériée à Maurice, à la mémoire des esclaves qui ont perdu leur vie sur cette île.
Le Morne - Pana 02/02/2010
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