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Mar 14th

Madagascar: L'UA donne un coup de fouet à la résolution de la crise

Politique - L'Union africaine annonce des alternatives à la formule de médiation de la crise politique malgache qui dure depuis un an, afin de parvenir à des résultats rapidesa.

La nouvelle approche de médiation permettra à l'UA de formuler un avant-projet d'accord de compromis qu'elle présentera aux quatre camps politiques d'ici le 25 janvier.

"La crise est certainement complexe. Notre rôle est de nous assurer que les parties bénéficient d'une assistance pour qu'elles puissent aller de l'avant", a affirmé le commissaire de l'UA pour la Paix et la Sécurité, Ramtane Lamamra.

Le Groupe de contact international (GCI) sur Madagascar, composé de pays et d'organisations impliqués dans la recherche d'une solution à la crise survenue dans ce pays de l'océan Indien, s'est réuni à Addis-Abeba le 6 janvier et est tombé d'accord sur le développement d'une nouvelle approche pour résoudre la crise.

Le groupe a appelé à la suspension des élections présidentielles du 20 mars que l'auteur du coup d'Etat à Madagascar, Andry Rojoelina, souhaite unilatéralement organiser, jusqu'à ce que les autres protagonistes parmi lesquels le président Marc Ravalomanana, s'accordent sur une nouvelle formule politique élaborée par l'UA.

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a affirmé que le pays ne pouvait pas retourner à une stabilité politique, tant que les quatre principaux camps politiques ne s'accorderaient pas sur le processus menant à la tenue d'élections législatives et présidentielles acceptables pour le peuple malgache.

"Il est évident que pour que l'ordre constitutionnel revienne à Madagascar, des élections doivent être organisées. Cela voudrait dire que les populations devront être pleinement impliquées, a indiqué Jean Ping aux journalistes.

Les anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy ont tenu des séries de réunions avec le médiateur en chef, l'ancien président mozambicain, Joachim Chissanno.

Mais l'UA a affirmé qu'il y avait trop d'acteurs impliqués dans le processus et que les pourparlers de Madagascar avaient déraillé, suite à "trop d'actes d'unilatéralisme" parmi lesquels les dernières sanctions américaines contre Madagascar.

"La mission consiste à remettre le processus sur les rails. Nous souhaitons arrêter le processus des élections unilatérales", a affirmé Ping en référence aux élections du 20 mars planifiées par le président Rajoelina.

L'UA a affirmé qu'elle pourrait envisager des sanctions contre les formations politiques à Madagascar qui sont les principaux obstacles à la resolution de la crise, mais Ping a souligné que les sanctions ne pourraient avoir un impact significatif sur le processus politique que si elles font l'objet d'un accord avec les pays africains et l'Union européenne.

Le GCI, qui comprend le Japon, le Mozambique, la Chine, le Nigeria, la RDC, la Russie, la Tunisie, l'Ouganda, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis d'Amérique, la COMESA, la SADC, l'OIF, l'ONU, le Gabon, la France, la Libye et le président de la Commission de l'UA, a appelé à l'annulation des élections présidentielles du 20 mars, selon les fonctionnaires de l'UA.

Ping pourrait mener le processus de renforcement de l'&quipe de médiation mais la perspective pour l'ancien président Chissano de poursuivre son rôle de médiateur n'a pas été écartée.

Addis-Abeba - Pana 09/01/2010