"Chacun doit d'abord s'expliquer et il appartiendra à la justice ensuite, de dég ager les responsabilités des uns et des autresprévenir de tels drames" a déclaré M. El-Kabir, accusant au passage la direction de l'aviation civile et le ministère comorien des Transports d'avoir "une part de responsabilité" dans ce tte catastrophe.
De son côté, Me Mihidhoir Ali, un avocat franco-comorien au barreau de Paris, défendant les intérêts du collectif des familles des victimes, a dit qu'au- delà de rétablir la vérité, il faudra aussi gérer l'aspect relatif à l'indemnisation des victimes.
"Il s'agira de recueillir des informations au cas par cas, afin d'être en mesure de justifier le préjudice subi et la qualité à agir de chaque famille pour se constituer partie civile", a-t-il souligné.
L'avocat Mihidhoir Ali a indiqué qu'au cas où le tribunal de Moroni se déclarerait incompétent, il existe la possibilité de porter l'affaire devant une autre juridiction.
Sur un autre registre, le porte-parole du collectif des familles des victimes a déclaré, répondant à une question des journalistes sur le retrait de la compagnie yéménite du ciel comorien, qu'il serait dommageable que Yemenia Airways se retire.
"Il sera préjudiciable pour tous de suspendre les vols de cette compagnie", a reconnu Mohamed El-Kabir, qui a perdu une sœur et deux neveux dans le crash.
Moroni - 28/07/2009
Pana
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