S'exprimant au cours d'une réunion de prières, place de l'Indépendance, samedi, Mohamed El-Kabir a estimé qu'il n'appartenait pas au gouvernement des Comores de défendre la compagnie yéménite dans cette affaire.
Présent à la cérémonie, le chef de l'Etat comorien, Ahmed Abadallah Sambi, qui n'a pas souhaité prendre la parole, a néanmoins fait dire par le grand cadi de la Grande-Comore, qu'une prière collective pour les disparus sera dite lundi 6 juillet, date de l'indépendance, au même endroit au lieu de la parade militaire habituelle.
"Nous avons assez pleuré, a déclaré l'avocat Bahassane Ahmed qui a perdu un frère et un cousin dans ce crash, nous devons maintenant prier Dieu et espérer le miracle en pensant que la mer pourrait nous rende les corps».
Pendant ce temps, à Marseille, des manifestants sont descendus dans la rue au lendemain de la déclaration de la compagnie yéménite de suspendre ses vols de France vers les Comores et inversement.
L'Airbus de Yemenia Airways qui reliait Paris à Moroni, le 30 juin dernier, s'est abîmé en mer au large de l'aéroport de Moroni avec 153 personnes à bord dont une seule survivante, Bahia Bakari (13 ans).
Moroni - 04/07/2009
Pana
| < Prev | Next > |
|---|