«La France regrette que cette décision importante pour l'avenir du pays (?) ait été prise sans concertation, en l'absence de la plupart des élus mohéliens et de l'opposition comorienne», a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Mme Christine Fages.
Selon elle, le nouveau calendrier électoral adopté lundi dernier par un congrès extraordinaire ne correspond pas à l'esprit de tolérance et d'équité des Accords de Fomboni signés en 2001 sous l'égide de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA, devenue Union africaine) et garantis par la communauté internationale.
«Ces Accords avaient ouvert une période de stabilité et de renforcement de la démocratie aux Comores», a ajouté Mme Fages.
S'exprimant à Paris au cours d'un point de presse, elle a souhaité que la prolongation du mandat du président Sambi ne mette pas en péril le fonctionnement des pouvoirs publics et la réconciliation nationale.
«La priorité des autorités comoriennes doit être de s'attaquer résolument aux problèmes de développement, avec le soutien de leurs partenaires internationaux parmi lesquels la France et l'Union européenne», a dit Mme Fages.
Elu en mai 2006, le président Sambi, 52 ans, a obtenu le report en 2011 les élection du président de la République et des gouverneurs des îles autonomes initialement prévues cette année.
Paris - Pana 04/03/2010
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