Micro crédits - Des pesanteurs culturelles contre l’accès des jeunes Comoriens au micro crédits - Plusieurs établissements comoriens de micro crédits connaissent actuellement des problèmes de surliquidité, faute de projets présentés par les jeunes découragés par des pesanteurs culturelles, a indiqué, vendredi à la PANA, à Rabat, Silim Madi Attoumani, représentant de la jeunesse comorienne au forum de concertation avec les jeunes sur le développement de l’éducation en Afrique. 'Le micro crédit est un volet sensible de nos activités; c’est une nouvelle approche introduite sur notre archipel en 2000 seulement. Elle a pris une certaine envergure en 2007 avec le soutien du Fonds international de développement agricole (FIDA). Aujourd’hui, de nombreuses institutions de micro crédits sont confrontées à la surliquidité', a expliqué M. Attoumani, président de la Fédération des acteurs pour le développement économique et social de l’Ile de Mohéli (FADESIM). Selon lui, la peur de ne pas pouvoir rembourser l’empreint empêche les jeunes Comoriens de présenter des projets aux institutions de micro crédits. 'Dans la culture locale, c’est une énorme honte de ne pas pouvoir rembourser l’emprunt. Tétanisés par la peur de voir leurs noms cités parmi les mauvais débiteurs, les jeunes ne se présentent pas à nous, alors que nous tenons à leur disposition des sommes importantes, avec des conditions de prêt allégées. C’est un paradoxe', a martelé le président de la FADESIM.
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