Crise politique-Madagascar - Depuis les décisions des chefs d'Etat de la SADC à Sandton, aucune mesure allant dans le sens de la feuille de route amendée n'a encore été appliquée par le pouvoir de transition. Bien au contraire, ce sont les déclarations pour refuser le retour de Marc Ravalomanana qui se multiplient dans le camp de la HAT à la suite des chefs de forces armées et de la police qui ont réagi les premiers à travers une déclaration solennelle. Mais comme on le sait, Marc Ravalomanana, non plus, est décidé à revenir sans condition comme il est écrit dans la feuille de route amendée en confiant que sa sécurité sera assurée par la SADC.
En attendant, la SADC
La polémique existe toujours au niveau des politiciens sur cette feuille de route de la SADC. Celle qui avait été paraphée par huit entités politiques a été initiée par le missionnaire de la médiation de la SADC Leonardo Simao qui a conduit les négociations à Madagascar. Son chef est le Médiateur Joaquim Chissano qui s'est illustré dans les négociations des accords de Maputo signés par les quatre mouvances politiques. A la réunion de la Troïka de la SADC à Gaborone, la feuille de route Simao a été entérinée. Le sens de ce mot «entériné» a été interprété par la classe politique de mille manières. Mais entre «confirmé», «enregistré», «validé» etc. synonymes de ce mot, la Troïka de la SADC a néanmoins convoqué, pour rendre ses décisions finales sur le cas malgache, le sommet des chefs d'Etat de la SADC à Sandton.
Des amendements à la feuille de route paraphée et entérinée sont décidés par les chefs d'Etat. Ils avaient la haute main sur le dossier. Ils leur appartenaient d'examiner le cas malgache sous toutes ses coutures et de décider en dernière instance. Leurs décisions valent certainement plus que celles de Simao, le missionnaire technicien de service et de Joaquim Chissano, le médiateur. Ils auraient pu tout simplement convoquer à Gaborone une cérémonie de signature s'il n'y avait vraiment pas motif à amender la feuille de route Simao. Mais les décisions finales sont sorties. A chacun d'en prendre conscience, pour la SADC et la communauté internationale, les décisions des Chefs d'Etat ont amendé des propositions qui ont été paraphées par huit partis à l'initiative du Dr Leonardo Simao, adjoint du Médiateur de la SADC.
Mais le pouvoir de Transition n'accepte de ne s'en tenir qu'à cette feuille route paraphée qui leur offre une meilleure repartie pour empêcher le retour au pays de l'ancien président de la République. Une délégation de la SADC sera bientôt dans nos murs pour expliquer et pour suivre de près l'application de ses décisions. Apparemment, tant que la feuille de route n'est pas claire, rien ne débutera. Aussi comme d'habitude, il faut attendre et voir.
Zo Rakotoseheno
Midi Madagasikara/21/06/2011
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