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May 17th
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Prêt bancaire: Crédit difficile pour les investisseurs

Madagascar - La Solidis, regroupement d'emprunteurs, accorde une garantie morale, technique et financière aux entreprises candidates au prêt Nombreux sont les opérateurs confrontés à des rejets d'emprunt de la part des banques commerciales. Les raisons sont, en général, basées sur le dossier présenté lui-même. Des panneaux publicitaires, de grandes campagnes de promotion, un budget spécial consacré uniquement à la communication... Les banques commerciales ne se privent pas de moyens pour inciter les opérateurs et les particuliers à recourir à leur crédit. A la lecture de leur slogan, les cibles ont l'impression qu'obtenir un prêt est à portée de main. Mais la réalité est tout autre. De nombreux dossiers présentés ne sont pas « bancables », et toutes les demandes ne sont pas recevables. Monter un dossier pour obtenir un prêt n'est pas chose facile, en particulier pour les entreprises.

Pour pouvoir bénéficier d'un prêt, il faut d'abord disposer d'une structure ayant fait ses preuves. A Madagascar, les banques accordent rarement des prêts à ceux qui commencent à se lancer dans une activité. Et même dans ce cas, il faut que le futur investisseur ait un fonds de démarrage conséquent.

« Les banques traditionnelles prêtent surtout à ceux qui ont déjà de l'argent ou un statut », signale l'un des plus grands hommes d'affaires du pays. Ce dernier souhaite qu'une banque d'investissement soit créée de manière à « permettre aux jeunes et à ceux qui n'ont pas de fonds de démarrage de devenir, à leur tour, des opérateurs économiques ».

Mais même pour les entreprises ayant déjà plusieurs années d'existence, les choses ne sont pas plus faciles. Les banques procèdent à une étude approfondie du projet pour lequel un prêt est sollicité, avant de l'accorder.

« Le compte prévisionnaire, la trésorerie, la présentation de l'activité et les perspectives sont étudiés avant d'accorder le crédit. A partir de ces points, on peut avoir un aperçu de la réalisation, à l'avance, et le réalisme du projet.

A travers ces études nous pouvons savoir si le dossier est bancable ou non », indique Tiana Ramanantsoa, directeur de l'Agence centrale de la BOA, lors de la Foire internationale de Madagascar (FIM).

Solvabilité

L'état financier des trois dernières années du débiteur constitue un élément capital pour apprécier sa solvabilité ou non. Les investigations sont plus approfondies, si la banque ne connaît pas « l'emprunteur ».

« Une enquête est menée auprès de la banque principale sur les pratiques commerciales de l'entreprise, si cette dernière n'est pas notre client », poursuit la responsable auprès de la BOA. Mais le dossier peut être en béton, la banque a aussi besoin d'une garantie avant d'accepter la demande de crédit.

« Le rôle du banquier c'est de payer et de s'assurer que le remboursement sera effectué », souligne Ndriana Ralaimanisa, responsable de la communication auprès de la BNI. Pour cela, des garanties sont nécessaires. Des garanties qui ne doivent, en aucune manière, relever du patrimoine personnel du propriétaire de l'entreprise.

Or, il apparaît, selon un banquier qui a souhaité garder son anonymat, que « il y a parfois une forte confusion entre les patrimoines personnels et les affaires, surtout chez les entrepreneurs malgaches ». Ce qui peut constituer un frein à l'obtention du crédit. « Sauf s'il s'agit d'une entreprise individuelle », précise Tiana Ramanantsoa.

En gros, « le refus de crédit est, en général, dû aux soucis au niveau des documents juridiques de l'entreprise, ou de ses états financiers », indique Nelly Randriatsialonina, responsable du marché des professionnels auprès de la BFV-SG.

Judicaelle Saraléa

L'Express de Madagascar/31/05/2011


 

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