Abuja, Nigeria - Le président de l'Assemblée nationale du Nigeria, Dimeji Bankole, accusé de détournement de fonds publics, a opposé ce vendredi une farouche résistance aux agents de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) venus l'arrêter. Les agents ont investi sa résidence aux premières heures ce vendredi après qu'il a refusé de répondre à une convocation de l'EFCC. M. Bankole a obtenu cependant un sursis suite à l'intervention de l'inspecteur général de la Police, Hafiz Ringim, qui lui a proposé un accord lui permettant de rester libre jusqu'à la passation de service lundi, à son successeur. Le mandat de l'ex-président de l'Assemblée nationale expire lundi suite à la convocation d'une nouvelle législature. M. Bankole, qui n'a pas réussi à se faire réélire pour un autre mandat, fait l'objet d'une enquête pour, entre autres, un prêt de 10 milliards de naira (1 dollar = 150 nairas) qu'il aurait contracté sans respecter la procédure établie.
Les agents de l'EFCC se sont rendus chez lui vendredi pour l'arrêter à son domicile du quartier d'Asokoro, à Abuja, après avoir été informés qu'il prévoyait de quitter le pays le matin, avant même la cérémonie de passation de service prévue le 06 juin.
Une source proche de l'EFCC a déclaré vendredi : 'nous avons dû nous rendre chez le président de l'Assemblée pour éviter qu'il prenne la fuite. Ce dernier, sachant que nous le surveillions, s'est enfermé dans sa résidence privée. Il a résisté à son arrestation pendant cinq heures avant l'intervention de l'inspecteur général de la Police qui est venu sur les lieux pour demander qu'il se livre lundi'.
'Nous avons été informés jeudi que le président de l'Assemblée prévoyait de s'enfuir ce matin (vendredi). Ainsi, nous l'avons placé sous surveillance. Nous l'avons suivi ce matin en nous rendant à son domicile du quartier d'Asokoro. Il a résisté à son arrestation. Il s'est enfermé et s'est mis à appeler le monde entier à son secours. L'inspecteur général a demandé qu'on lui accorde un sursis jusqu'à lundi. Pour l'instant, il est chez lui enfermé. Il s'est placé lui-même en résidence surveillée, ce qui fait notre affaire. Nos hommes continuent à le surveiller puisqu'il se croit trop important pour répondre à nos convocations', ajoute la même source.
M. Bankole a refusé par deux fois de déférer à des convocations de l'EFCC.
Le porte-parole de l'agence, Femi Babafemi, a confirmé la surveillance du président de l'Assemblée sans entrer dans les détails. Il a cependant expliqué que cette surveillance signifie qu'il ne peut pas quitter le territoire national.
Pana 05/06/2011
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