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Afrique Nord Tunisie Santé-Tunisie: Rôle de la sage-femme dans le dispositif sanitaire

Santé-Tunisie: Rôle de la sage-femme dans le dispositif sanitaire

Tunis, Tunisie - Considérées en Tunisie comme des techniciennes supérieures en gynécologie,  avec des responsabilités rendues davantage énormes depuis l’adoption en 1968 de la politique du planning familial, les sages-femmes estiment leur traitement inadéquat à l’ouverture de perspectives professionnelles plus larges et à la jouissance de conditions matérielles satisfaisantes. Toutefois, pour la présidente de l’association des sages-femmes, Mme Kahlaoui Radhia, la révolution du 14 janvier semble chargée d’espoirs en faveur de l’adoption du projet de statut préparé par l’association, il y a trois ans, mais rejeté par le ministère de tutelle, prétextant que cela obligerait  à doter également de statuts particuliers les 18 autres catégories de techniciens supérieurs existant dans le pays. « Une injustice », réplique Mme Kahlaoui Radhia, pour qui le statut actuel confond injustement la sage-femme tunisienne avec d’autres agents des catégories professionnelles spécialisées de la santé, n’ayant aucun rapport, de loin ou de prêt, avec le métier des sages-femmes qui, en Tunisie, effectuent, au niveau du secteur public, quelque 32.000 accouchement par an, 523.000 consultations prénatales et 98.000 consultations postnatales en plus des activités de planification des naissances.

De plus, pour avoir à exécuter  80% des consultations des femmes enceintes et des accouchements, effectuer le dépistage des grossesses à risques, celui des lésions précancéreuses du col et de l’utérus, du cancer du sein, s’occuper de la prévention du handicap lié à la grossesse et à l’accouchement ainsi que du diagnostic et du traitement des infections sexuellement transmissibles, l’Association estime que l’effectif disponible est insuffisant, au regard d’une population que les estimations, revues à la hausse, chiffrent à quelque 12 millions d’individus.

En effet, la Tunisie compte 18OO sages-femmes exerçant dans le secteur public qui dispose de 110 maternités périphériques, 32 maternités régionales, 1950 centres de santé de base en plus des centres de planification familiales, tandis que 300 autres sont affiliées le secteur privé en utilise 300 et que les cabinets privés en comptent 20, alors que 600 et 7OO autres sages-femmes sont en chômage.

Certes pour Mme Kahlaoui, les autorités tunisiennes ont déployés des efforts pour former des sages-femmes mais elle déplore une mauvaise gestion de l’effectif, qui constitue la pièce maîtresse du dispositif sanitaire du pays, au regard de sa mission visant à réduire la mortalité et la morbidité maternelle et infantile, notamment.

Pana 23/06/2011