Actualité-Libye - Le président du Conseil national libyen de transition, Mustapha Abdeljalil, a annoncé, vendredi à Benghazi, de retour de Paris où il a assisté à la conférence des 'Amis de la Libye', que le CNT transférera ses activités à Tripoli à partir de la semaine prochaine.
Il met ainsi un terme aux spéculations dans les rues en Libye, en particulier à Tripoli, relatives à l'absence des dirigeants de l’organe politique de la révolution, malgré la libération de la capitale depuis le 22 août dernier.
Cette annonce intervient à un moment où Tripoli est toujours dans l’extase après sa libération de l'emprise du régime du colonel Mouammar Kadhafi, malgré la persistance du manque d'eau dans la plupart des quartiers, ainsi que de la pénurie du carburant et du gaz combustible de la cuisine et de la prolifération des armes légères largement utilisées dans toutes les rues de la ville et sa banlieue, par des 'jeunes enthousiastes'.
M. Abdeljalil a exprimé ses remerciements à la ville de Benghazi (1050 km à l'est de Tripoli), où est née la Révolution du 17 février contre le régime du colonel Kadhafi et abrité le Conseil national de transition depuis sa création.
Le président du CNT a, d'autre part, lancé un appel à la réconciliation et à l'unité après plus de six mois de conflit armé et annoncé que 'les révolutionnaires et hommes de religion, les femmes et hommes de pensée et de culture s’uniront tous pour discuter des politiques à adopter en Libye'.
La capitale Tripoli, souffre, en effet, d'une aggravation de la crise en raison de la pénurie d'eau qui menace sérieusement la population et constitue un danger pour la santé publique.
Le chef du bureau de l'UNICEF en Libye, Chritian Balslev-Olesen, a déjà mis en garde contre le risque de propagation d'une épidémie sans précédent dans le pays en raison du manque d'eau potable, estimant que l'approvisionnement en eau de la capitale libyenne était une question cruciale.
La crise de l'eau s'est aggravée avec le retrait de Tripoli des troupes loyales au colonel Kadhafi il ya 10 jours, suivi de rumeurs faisant état de l'empoisonnement du réservoir d'eau Sidi Sayeh (banlieue sud de la capitale), qui fournit l'eau potable à la capitale par le biais du réseau du Grand fleuve artificiel;
D'autres sources bien informées suggèrent plutôt que le réseau qui alimente le réservoir de Sidi Sayeh au niveau de 'Mont Al-Hassouna, au sud du pays, qui est apparemment toujours aux mains des forces fidèles au colonel Kadhafi, a été saboté ou verrouillé.
Pana 04/09/2011
| < Prev | Next > |
|---|