Traitement Grippe A - L'INHP fait le bilan. L'Institut national d'hygiène publique (INHP) est rentré au laboratoire pour réaliser le bilan de la riposte de la grippe A H1N1, appelé aussi grippe pandémique. Durant deux jours (7 et 8 juillet), à Bassam, les hommes du Pr. Odéhouri Koudou, directeur de l'INHP, ont passé en revue toutes les dispositions qui ont été mises en place en Côte d'Ivoire pour faire face à la grippe pandémique durant un an (avril 2009 à août 2010) :
la surveillance de la grippe, la capacité du laboratoire national de référence de la grippe, le règlement sanitaire international (RSI), le plan national de lutte contre la grippe pandémique, la détection et la gestion des cas de grippe en Côte d'Ivoire ( 34 cas pour 0 décès), protocole de surveillance et de riposte contre la grippe pandémique aux ports, aux frontières terrestres et à l'aéroport.
Les participants ont évalué et actualisé les différents protocoles de surveillance aux différentes entrées de la Côte d'Ivoire (air, mer et terre). De même qu'ils ont évalué et actualisé la procédure d'évacuation et de la prise en charge des cas.
En clair, c'est le dispositif ivoirien de lutte contre la grippe pandémique (surveillance épidémiologique, prise en charge des cas et mobilisation sociale) qui a été passé en revue et réadapté pour prévenir une éventuelle nouvelle pandémie qui n'est pas à écarter du fait de la circulation de différentes souches et virus grippaux.
Par ailleurs, selon Dr. Assaolé N'dri David, directeur de la Santé communautaire représentant le ministère de la Santé et de la Lutte contre le sida, la pandémie de la grippe A H1N1, s'est comportée comme un révélateur.
«Révélateur de peur en rapport avec les pandémies anciennes notamment celle de 1918 qui a occasionné 40 millions de morts. Révélateur aussi de la défiance des populations ; et parfois des professionnels de la santé vis-à-vis du système de santé dans son ensemble.
En effet, poursuit-il, alors qu'un vaccin et un plan de lutte étaient mis au point des commentaires se sont focalisés sur certains aspects qui ont instauré une méfiance entre la communauté et les autorités sanitaires».
Pour lui, il est important de restaurer la confiance entre le système de santé et la population. Par ailleurs, l'atelier a fait état de ce que la Côte d'Ivoire n'a pas été capable de s'acheter ses propres vaccins pour le nombre de population qu'elle a.
Mais, elle a dû attendre un don de 2 millions de doses de vaccin offert par l'OMS. Ce qui l'a obligée à faire un choix des populations à vacciner en priorité alors que l'affluence et la demande étaient très fortes.
Ce qui veut dire que le risque d'une contagion de la population reste fort si malgré tout le dispositif mis en place, le pays doit attendre un hypothétique don de l'OMS ou de tout autre bailleur. C'est d'ailleurs le cas dans bien des domaines. Et c'est bien dommage !
Coulibaly Zié Oumar
Notre Voie/11/07/2011
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