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Feb 10th
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Libye-CNT: Confusion politique

Offensives contre les pro-Kadhafi sur fond des divisions dans la rébellion - Les forces du nouveau pouvoir libyen se préparaient hier dimanche 11 septembre à attaquer les derniers bastions pro-Kadhafi, au lendemain du feu vert des dirigeants. Entre-temps de graves divisions dans les rangs des Anti-Kadhafi fait dire à un analyste que la rébellion est une fabrication de l'Occident afin de faire main basse sur les réserves pétrolières libyennes.

Les forces du nouveau pouvoir libyen se préparaient hier dimanche 11 septembre à attaquer les derniers bastions pro-Kadhafi, au lendemain du feu vert des dirigeants, a constaté l'AFP.

Dans la matinée, des dizaines de pick-up surmontés de canons anti-aériens étaient massés à l'entrée de Bani Walid (170 km au Sud-est de Tripoli) et des combattants de plus en plus nombreux prenaient position, selon des journalistes de l'AFP.

Les forces anti-Kadhafi avaient, à en croire Abdallah Kenchil, un responsable des négociations du côté du CNT, lancé déjà samedi matin "une attaque contre Bani Walid", mais avaient "dû se retirer ensuite pour des raisons tactiques".

"L'Otan est en train de bombarder et ils nous ont dit de rester en arrière", a expliqué Moustapha Sanoussi, un combattant pro-CNT originaire de Bani Walid.

Après l'échec de négociations en vue de la reddition des bastions pro-Kadhafi de Bani Walid, Syrte et Sebha (centre), Moustapha Abdeljalil, président du CNT, avait donné samedi le feu vert aux combattants: "Maintenant, la situation est entre les mains des combattants révolutionnaires (...). Nous leur laissons le choix de décider (d'attaquer) quand ils le voudront".

Divisions

Sur le plan politique, M. Abdeljalil est arrivé samedi soir à Tripoli pour sa première visite dans la capitale libyenne depuis le début du soulèvement contre Mouammar Kadhafi en février.

Sa visite était très attendue par les partisans du CNT, qui espèrent qu'elle aidera à apaiser les rivalités apparues entre les groupes rebelles. Des combattants à Misrata, la troisième ville de Libye, ont commencé à contester l'autorité du CNT (qui siège à Benghazi -est), refusant de remettre des chars abandonnés.

"Nous devons mettre toutes nos forces ensemble pour libérer les villes" encore aux mains des pro-Kadhafi, a déclaré M. Abdeljalil. Et "nous ne devons pas oublier que Mouammar Kadhafi est toujours vivant et qu'il a toujours de l'argent et de l'or pour corrompre les gens".

Malgré tout, 12 personnes ont été tuées et 16 autres blessées dans des affrontements samedi entre combattants anti-Kadhafi rivaux de trois villes du Sud-ouest de la Libye.

Sur fond de rivalités anciennes, les affrontements ont opposé des combattants de Gharyane et Kikla d'une part à des combattants d'Al-Assabaa d'autre part, ont indiqué à l'AFP le président du Conseil local de Gharyane, Wahid Barchane, et le chef du conseil militaire d'Al-Assabaa, Saad al-Chartaa.

Ces divisions dans les rangs des rebelles prouvent, selon un analyste, que la rébellion a été fabriquée par les Occidentaux qui caressaient le rêve de faire main basse sur les réserves pétrolières libyennes. Ces lignes de fracture augurent également un mauvais avenir pour la Libye post-Kadhafi qui présente déjà les signes de la Somalie où les terroristes Shebab continuent à défier un gouvernement fragile et qui ne contrôle pas tout le territoire national.

Pierre Emangongo

Le Potentiel/12/09/2011