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Last updateMer, 27 Aoû 2014 8am

Afrique du Sud : Le fisc s'implique dans l'affaire 'Nkandla-gate'

Affaire 'Nkandla-gate' en Afrique du Sud - Le 'Nkandla-gate', le scandale politique auquel le président sud-africain, Jacob Zuma et le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) font face, du nom d'une résidence privée du chef de l'Etat, semble ne montrer aucun signe d'essoufflement, à l'approche des élections générales prévues dans cinq semaines.

Ce jeudi, le parti d'opposition, Democratic Alliance (DA) révèle que le fisc sud-africain a accédé à sa requête de mener des investigations pour savoir si le président Zuma doit aujourd'hui des impôts pour la rénovation de sa résidence secondaire estimée à plusieurs millions de dollars américains.

Le député Tim Harris de DA a déclaré lors d'un briefing avec la presse au Cap, que son parti a estimé que M. Zuma pourrait devoir 1,6 million de dollars pour les avantages sociaux dont il a bénéficié sur les 20 millions de dollars qu'il a dépensés pour sa résidence privée du KwaZulu-Natal.

Mercredi, le président Zuma semblait avoir déjoué les plans de ceux qui réclamaient sa tête en répondant brièvement au rapport du Protecteur du public, Thuli Madonsela, juste avant la date butoir.

Il semble avoir trouvé une faille en disant qu'il attendait un nouveau rapport du Special Investigating Unit (SIU), ce qui pourrait lui donner plusieurs mois de répit avant qu'il ne soit contraint de rendre des comptes sur le rôle qu'il a joué dans cette débâcle.

Selon le  porte-parole du président, Mac Maharaj, du moment que trois agences ou institutions de l'Etat ont toutes mené une enquête sur cette affaire, M. Zuma attendra le rapport de la SIU avant de procéder à 'un examen complet de tous les documents'.

DA estime que 'les tactiques  dilatoires de M. Zuma montrent effectivement qu'un chef d'Etat élu est en train de jouer avec le Parlement qui l'a élu'.

Toutefois, le parti de M. Zuma, l'ANC, s'est réjoui de sa réponse, en notant qu'elle illustre réellement le sérieux avec lequel il considère cette affaire et démontre une intention très nette d'agir.

Alors que le président Zuma affronte le plus gros scandale de sa présidence, des pontes de son propre parti, l'ANC, lui ont tourné le dos.

Mavuso Msimang, un membre éminent de l'ANC, estime que le parti a le devoir de lutter contre la corruption.

'Nous le devons à nous-mêmes en tant que mouvement afin de mettre un frein à ce cancer qui entraîne l'abus du pouvoir', a déclaré ce dernier dans une contribution publiée dans le quotidien 'Business Day'.

Pana 04/04/2014