New York, Etats-Unis - Soixante-cinq pays adoptent la Déclaration sur la protection du milieu marin sous l'égide des Nations unies - Soixante-cinq pays ont convenu d'intensifier les efforts pour protéger les océans du monde des activités terrestres et ont souligné que: 'l'environnement marin est essentiel dans la transition vers une réduction de l'émission de carbone, une économe verte efficace en termes de ressources'.
La déclaration, intitulée: 'Déclaration de Manille' a été adoptée samedi lors de la dernière journée de la Conférence mondiale sur les connexions terre-océan (Global Conference on Land-Ocean Connections, GLOC), co-organisée à Manille, aux Philippines, par le gouvernement des Philippines et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
Un communiqué, transmis à la PANA à New York, indique que la conférence de quatre jours a regroupé des ministres de l'Environnement, des scientifiques marins, des Organisations non-gouvernementales, des représentants d'institutions financières et d'autres organismes intéressés.
Le communiqué indique que la conférence avait pour but de formuler de nouvelles politiques et actions visant à améliorer la gestion durable des océans et des zones côtières et il a souligné que les signataires de la Déclaration ont réaffirmé leur engagement à développer des politiques visant à réduire et à contrôler les eaux usées, les déchets marins et la pollution par les engrais.
Il a, en outre, révélé que l'accord contenait un nombre total de 16 dispositions portant sur les mesures à prendre entre cette année et en 2016 aux niveaux international, régional et local.
'Parmi elles, nous pouvons noter un appel aux pays pour l'élaboration de directives et de politiques sur l'utilisation durable des éléments nutritifs pour améliorer l'efficacité des engrais tels que l'azote et le phosphore. Cela apporterait des avantages économiques pour les agriculteurs, tout en atténuant les impacts environnementaux négatifs tels que la prolifération d'algues causée par le ruissellement agricole', a-t-il déclaré.
'La Déclaration de Manille signale une nouvelle voie à suivre pour nous tous', a affirmé Mme Amina Mohamed, directrice exécutive adjoint du PNUE, qui a dirigé la délégation de l'agence lors de la réunion.
Elle a déclaré que; 'la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio 20) prévue en juin est une excellente occasion de soumettre la Déclaration de Manille à un public mondial et d'initier des mesures pour réduire l'impact des activités terrestres sur le milieu marin'.
'Il est essentiel que nous maintenions notre élan pour réaliser des améliorations sur le terrain dans la santé des écosystèmes océaniques et côtiers pour lesquels les efforts continus et coordonnés de la communauté internationale sont vitaux', a souligné Mme Mohamed.
Le communiqué a également indiqué que les signataires de la Déclaration de Manille ont souligné l'importance de la santé des océans et des côtes dans la préservation des moyens de subsistance et la sécurité alimentaire, en particulier dans les petits pays insulaires en développement.
La Déclaration a appelé également à une action concertée pour réduire la vulnérabilité des communautés côtières aux changements climatiques et enrayer la perte de la biodiversité, les Polluants organiques persistants (POP) et l'acidification des océans résultant des activités terrestres.
Les recommandations comprennent une aide financière ciblée par les gouvernements pour des projets d'énergie renouvelable basés sur la mer, tels que l'énergie des vagues et celle éolienne pour exploiter les opportunités considérables de création d'emplois verts dans le secteur.
Pana 29/01/2012
| < Prev | Next > |
|---|