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Ven, Sep

La CPI demande le transfert de Seif al-Islam Kadhafi

Monde
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Mardi, un tribunal libyen a condamné à mort par contumace, Seif al-Islam, le fils du dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, ainsi que huit autres dignitaires de l’ancien régime pour crimes de guerre et répression de manifestations pacifiques, dont le meurtre de manifestants pendant la révolte de 2011.

Aujourd’hui, la Cour Pénale Internationale, basée à La Haye, « réclame toujours », et depuis 2011, l’arrestation de Seif al-Islam et son transfert à la cour, pour crime contre l’humanité.

La Cour Pénale Internationale a précisé qu’elle « n’impose pas la peine de mort, selon le statut de Rome et les conventions portant création du tribunal ». L’Unité des affaires publiques de la CPI a par ailleurs indiqué que « la non-conformité du gouvernement libyen à la décision de remettre Seif al-Islam Kadhafi à la garde de la cour, a poussé les juges de la Cour Pénale Internationale à renvoyer l'affaire au Conseil de sécurité des Nations unies, de prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la coopération ».

La CPI précise qu’elle se préoccupe de l’équité et de l’efficacité du système judiciaire libyen qui avait obtenu en 2013 le droit de juger Abdallah al-Senoussi en Libye à la place de sa comparution à La Haye.

Les condamnations émises ont fait l’objet de critiques à l’étranger comme celles de Human Right’s Watch et d’un important avocat international qui ont jugé que le procès avait été marqué par des vices juridiques et mené dans un climat d’insécurité et de chaos juridique peu porteur de crédibilité pour le système judiciaire.

Les appels sont encore possibles et les peines doivent être ratifiées par la Cour suprême libyenne.

AfriqueJet