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Mar, Sep

Affaire El-Béchir : l'Afrique du Sud devra s'expliquer

Monde
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Malgré un mandat de la Cour pénale internationale (CPI) et une décision de justice demandant son arrestation, le président soudanais Omar el-Béchir, a pu quitter l'Afrique du Sud sans être arrêté par les autorités de ce pays africain. Pour rappel monsieur Omar el-Béchir est notamment accusé et poursuivi pour crimes de guerre dans le conflit du Darfour.

C'est pour cette raison que le juge sud-africain Dunstan Mlambo vient de donner sept jours au gouvernement du pays afin qu'il s'explique sur les raisons qui lui ont fait laisser Le Président Soudanais sortir du territoire nonobstant ce mandat d'arrêt international qui le poursuit.

Par la voix de son porte-parole Phumla Williams, le Gouvernement promet de faire toute la lumière sur cette affaire et d'examiner toutes les circonstances qui ont permis au président soudanais de quitter l'Afrique du Sud en toute impunité.

Le président soudanais Omar el-Béchir qui participait au 25ème sommet de l'Union africaine à Johannesburg, avait fait l'objet d'une plainte  du Centre sud-africain des Litiges (SALC) qui demandait à la justice sud africaine de l'arrêter en exécution d'un mandat d'arrêt de la CPI.

Il faut dire que certains responsables politiques et fonctionnaires sud africains notamment le ministre des Affaires intérieures, Malusi Gigaba, sont susceptibles d'être poursuivies dans cette affaire.

Le député Stevens Mokgalapa de l'Alliance Démocratique a dénoncé la 'bassesse cynique' du gouvernement sud-africain dans cette affaire ainsi que sa culpabilité à ignorer ostensiblement la décision de justice d’une Cour suprême d'Afrique du Sud.

Stevens Mokgalapa soutient par ailleurs que 'ce mépris de la loi constitue un précédent inquiétant que l'on permette à l’exécutif d’ignorer royalement' et que 'le message nous avons envoyé au monde de notre président, entre autres leaders, affichant tous un sourire et très détendus en compagnie d’un des hommes les plus recherchés au monde, montre que l’Afrique du Sud ne croit pas à la justice pour des crimes internationaux graves'.

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