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Dim, Avr

Réponse aux attaques chimiques en Syrie

Monde
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Le premier ministre français, Bernard Caseneuve a déclaré vendredi à Tunis, que la communauté internationale devait faire preuve de 'la plus grande fermeté' face aux attaques chimiques en Syrie. Il a noté cependant que la réponse à de telles attaques doit se faire 'dans un cadre multilatéral et dans le respect de la légalité internationale', en réponse à une question sur la position de la France après le raid américain contre une base aérienne de l'armée syrienne.

'Ces attaques chimiques sont une indignité qui méritent la plus grande fermeté de la part de la communauté internationale. Et comme l'ont indiqué (vendredi matin) le président de la République, François Hollande, et la chancelière allemande, Angela Merkel, la réponse doit se faire dans un cadre multilatéral et dans le respect de la légalité internationale et avec la volonté de faire émerger une solution politique en Syrie', a-t-il dit lors d'une conférence de presse à l'issue d'un entretien avec son homologue tunisien, Youssef Chahed.

Selon lui, 'il n'y a pas de solution pour la Syrie en dehors du processus engagé par la résolution 22/54 du Conseil des Nations Unies et du processus de Genève qui visent à créer les conditions d'un dialogue politique permettant une transition politique inclusive seule de nature à ramener la paix'.

Pour M. Caseneuve, il importe à cet effet de 'continuer à faire pression sur certains partenaires de la Syrie, en particulier la Russie et l'Iran, pour que les principes du droit international puissent prévaloir'.

M. Chahed a, quant à lui, déclaré que 'la Tunisie condamne les attaques aux armes chimiques en Syrie'. Il a souhaité qu'une enquête soit ouverte 'pour déterminer les coupables et prendre les mesures appropriées à leur égard'.

Au cours de cette visite, les deux parties ont signé plusieurs accords de coopération pour le financement par la France de projets de développement en Tunisie pour un montant de plus de 130 millions d'euros.

Les deux Premiers ministres ont également signé une déclaration d'intention prévoyant une coopération entre Paris et Tunis pour lutter contre la radicalisation.

'C'est un sujet que nous devons traiter ensemble et chacun selon ses responsabilités puis- qu'un certain nombre de nos ressortissants sont partis sur le théâtre des opérations terroristes en Irak et en Syrie', a dit le Premier ministre français.

A ses yeux, il s'agit de se préparer à leur retour, voire d'empêcher leur départ 'pour éviter que la radicalisation ne conduise à des crimes terroristes'.

Parmi les actions envisagées à cet égard, il a mentionné le blocage des blogs et sites Internet qui appellent au terrorisme ou le provoquent et le développement d'un contre-discours à travers Internet tel le site mis en place en France 'Stop au djihadisme'.

Lors d'une rencontre dans la matinée avec son homologue libyen, Fayez Al Sarraj, M. Caseneuve a déclaré avoir réitéré à son interlocuteur 'le plein de soutien de la France à son gouvernement '.

Il l'a exhorté à donner 'un nouvel élan au dialogue entre les parties libyennes en vue d'une solution de la crise en Libye qui, selon lui, ne peut être que politique et en aucun cas militaire'.

Sur la question de l'immigration clandestine qui s'opère à partir des côtes libyennes, le responsable français a qualifié d''inacceptable une situation qui condamne à mort des milliers de personnes'.

Il a pressé son interlocuteur à renforcer la surveillance des côtes libyennes, affirmant que les pays européens refusent d'accueillir sur leurs sols de nouvelles vagues d'immigrés.

M. Caseneuve a, par ailleurs, plaidé pour le contrôle des ressources pétrolières libyennes par le gouvernement dirigé par M. Al Sarraj et par la compagnie nationale pétrolière et pour que leurs recettes reviennent à la Banque centrale libyenne.

PanaPress