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CPI Gambie: Le pays reste membre de la Cour pénale internationale

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New York, Etats-Unis (PANA) - La Mission permanente de la Gambie auprès des Nations unies a notifié au Secrétaire général de l'organisation l'annulation du retrait de ce pays du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).

On rappelle que la Gambie avait officiellement notifié, le 10 novembre 2016, au Secrétaire général de l'époque, Ban Ki-moon, son retrait de la CPI, une décision que l'ex-patron de l'ONU avait profondément regretté.

Le porte-parole adjoint de l'ONU, Farhan Haq, qui a annoncé la nouvelle jeudi soir, a indiqué: 'la notification concernant l'annulation du retrait de la Gambie de la CPI a été remise au chef de l'ONU le 10 février'.

Il a déclaré que le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se félicitait de la décision de la Gambie de retirer sa notification précédente de retrait de la CPI'.

L'ex-président Yahya Jammeh a retiré la Gambie de la CPI, mais son nouveau dirigeant, Adama Barrow, a décidé de revenir sur cette décision.

M. Gutteres a noté que la 'Gambie va rester un Etat Partie de l'instrument fondateur de la Cour pénale internationale, et reste confiant dans le fait que les Etats Parties vont continuer à renforcer la Cour par un dialogue constructif'.

'La Gambie, comme tant d'autres Etats africains, a joué un rôle majeur dans les négociations ayant débouché sur l'adoption du Statut de Rome et fait partie de ses premier signataires.

'Au cours des deux décennies écoulées, la communauté internationale a considérablement avancé dans la construction d'un véritable système mondial de justice pénale, dont la CPI est l'élément central', a déclaré le porte-parole en citant le chef des Nations unies.

On rappelle qu'à la fin de l'année dernière, l'Afrique du Sud, le Burundi et la Gambie ont notifié au Secrétaire général des Nations unies, qui est le dépositaire du Statut de Rome de la CPI, leur intention de se retirer de la CPI.

Ces retraits devaient entrer en vigueur un an après leur notification officielle.

Le Statut de Rome étend les compétences de la CPI au génocide, aux crimes contre l'humanité, aux crimes de guerre et après un amendement en 2010 au crime d'agression.

En plus de ces compétences, il s'occupe également des questions de recevabilité et du droit en vigueur, de la composition et de l'administration de la CPI, des enquêtes et poursuites, des procès, des peines, appels et révision, de coopération internationale et d'assistance judiciaire et d'exécution des jugements.

PanaPress 17/02/2017