Les militaires maliens refugiés au Niger ne seraient pas des déserteurs - Les militaires maliens qui ont gagné le territoire nigérien ne sont pas des déserteurs contrairement aux rumeurs qui circulent, a déclaré mardi à la presse le ministre malien de la Défense et des anciens combattants, le général Sadio Gassama.
Il s'agit de 45 militaires qui étaient basés à Anderaboucane, à la frontière avec le Niger et qui se sont réfugiés sur le territoire nigérien face à la menace que constituait l'avancée d’une colonne de 40 véhicules de rebelles se dirigeant vers cette localité, a expliqué le ministre.
Selon lui, ces militaires ont rejoint le territoire nigérien sur ordre de leur commandement basé à Gao (nord).
Ils ont ensuite été transférés dans la capitale, Niamey, par les autorités nigériennes.
Des rebelles touaregs, regroupés au sein du Mouvement national de libération de l’Azawad ( MNLA) et appuyés par des membres d’Al Qaida pour le Maghreb islamique (AQMI) et autres, ont lancé, le 17 janvier dernier, des attaques dans plusieurs localités des trois régions du Nord-Mali, à savoir, Tombouctou, Gao et Kidal.
De nombreux civils et militaires ont été tués ou blessés et plusieurs milliers de personnes, dont des militaires et leurs familles, ont fui les zones concernées pour aller se réfugier au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso.
Des partis politiques, des associations de la société civile et des organisations internationales ont condamné ces attaques et invité les autorités maliennes à oeuvrer pour ramener la paix dans le septentrion malien, une zone quasi désertique et démunie couvrant les deux tiers du territoire malien.
Le septentrion a connu une série de rébellions en 1963, 1990, 2006.
Plusieurs accords de paix ont été signés entre les autorités maliennes et le rebelles pour promouvoir la paix et le développement des régions du Nord- Mali.
Les rebelles du MNLA réclament l’indépendance du Nord-Mali qu’ils disent appartenir à l’ethnie touarègue.
Pana 08/02/2012
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