Marche de l'Udps Congo RDC - Un mort et une dizaine de blessés. La marche organisée hier jeudi 6 octobre, à Kinshasa par l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et les partis alliés a encore fait des victimes. Selon L'UDPS, une femme vendeuse a été tuée par balles. On a aussi enregistré une dizaine de blessés. Comme lors de la précédente marche, les combattants de l'UDPS et partis alliés n'ont pas eu le temps de sortir de leur fief de Limete. Dès la 10ème rue en provenance de la permanence de l'UDPS, point de ralliement, les manifestants ont fait face à un important dispositif policier qui a assiégé les abords des heures plus tôt.
Coups de feu et gaz lacrymogènes contre jets de pierres, l'affrontement a été de courte durée. Les manifestants ont été obligés de se retrancher. Le groupe des manifestants qui entourait quelques leaders de l'Opposition rangés aux côtés du secrétaire général de l'UDPS, Jacquemain Shabani et ces derniers ont été poursuivis par les forces de l'ordre jusqu'à leur refuge : la permanence de l'UDPS.
Jusqu'en début d'après-midi, les artères comprises entre la 6ème et la 13ème rue Limete Résidentiel, sont demeurées sous surveillance policière.
« Au sortir de la 10ème rue pour le boulevard, nous avons été victime d'une répression sauvage. Il y a eu un affrontement entre combattants et policiers pendant une quarantaine de minutes. Les éléments de la police tiraient à balles réelles et à coups de gaz lacrymogènes. Nous nous sommes retranchés dans notre permanence pendant près d'une heure, sous ces tirs », a expliqué le secrétaire de l'UDPS qui a relaté la scène devant la presse, à l'Hôtel Green Garden à Gombe dans l'après-midi.
Une autre marche projetée
Entouré d'autres leaders de la Dynamique Tshisekedi président, notamment Eugène Diomi Ndongala, Martin Fayulu, Lisanga Bonganga, Franck Diongo , Jacquemain Shabani se dit indigné par la «répression». Cependant, avec les alliés qui soutiennent la candidature d'Etienne Tshisekedi à la présidentielle de novembre 2011, ils sont loin de se lasser. Le secrétaire général de l'UDPS annonce : «Nous maintiendrons la pression sur la CENI jusqu'à obtenir la transparence du processus électoral. La semaine prochaine, nous sommes encore là. Nous ferons un trajet court partant de la place de la Poste jusqu'au devant de la CENI sur le boulevard du 30 Juin».
Autres réactions
Lisanga Bonganga dénonce ce qu'il qualifie la démocratie en péril en RDC. « Le peuple congolais est triste parce qu'il est en train d'assister à la mort de la démocratie par la volonté du pouvoir en place. Ce dernier viole la Constitution concernant l'organisation des marches pacifiques. Ils ont tiré à bout portant avec des balles réelles. Les policiers sont allés jusqu'à violer la permanence de l'UDPS. Nous autres leaders politiques avions été bousculés par les policiers. Nous cherchons les élections transparentes c'est cela le combat», a-t-il déclaré. Il ne témoigne cependant d'aucune confiance à l'endroit de l'institution chargée d'organiser les élections, d'où son soutien inconditionnel aux revendications de l'UDPS qui sont celles de toute l'Opposition. «Les promesses de la CENI sont restées lettres mortes. Depuis notre rencontre au Memling, nous avons transmis les noms de nos représentants pour cet audit et puis plus rien. En outre, à quoi sert le code de bonne conduite quand on sait voir les panneaux du candidat président sortant jonchant encore les rues de la capitale avant même la campagne», a conclu le député national Lisanga.
L'Opposition, selon Eugène Diomi Ndongala, n'envisagera pas une autre forme de revendication, si ce n'est des marches pacifiques. «Devant un tel agissement, le peuple congolais va réagir. Le pacte républicain est en train d'être rompu », a-t-il laissé entendre.
Pitshou Mulumba
Le Potentiel/07/10/2011
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