Elections-Madagascar - Séance de sensibilisation par les agents électoraux. Des sonnettes s'alarment de toutes parts réclamant la tenue des élections au plus vite. Alors que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) essaye de ratisser large en organisant des descentes très médiatiques dans les fokontany. Dans les fokontany, justement, les agents électoraux sont encore incomplets, selon le quota qui leur est attribué. D'après la CENI, qui se base sur le Code électoral, les agents électoraux sont au nombre de trois par bureau de vote, pour sa part. Soit aux environs de cinquante-cinq mille agents électoraux dans tout Madagascar.
Selon Bruno Rakotoarison, rapporteur général de la CENI, « ces trois agents ont été prélevés à partir de cinq propositions, dont trois ont été validées par le district, par le biais du Centre électoral de district ». La CENI a fait une véritable démonstration de moyens en termes d'agents électoraux lors de la première journée de sensibilisation pour « la refonte de la liste électorale du mois dernier ».
Cette assurance n'est pas partagée par la partie politique. En effet, les partis politiques disposent de sièges, c'est-à-dire d'agents électoraux, qui leur sont attribués dans les bureaux de vote.
« Les partis politiques ont le droit de mandater deux personnes, de consensus, pour les représenter », rappelle le Rapporteur général.
Sièges à prendre
Il en est de même de la Société civile. Cette dernière dispose également de deux sièges au niveau de la répartition. Les émoluments financiers sont à la charge de leurs « corps d'origine » respectifs.
Toutefois, les partis politiques sont loin d'avoir rempli leur part de quota, et pas seulement celle de l'opposition dont les postes demeurent vacants depuis un certain temps. Hormis quelques partis proches du pouvoir, dont le Tanora malaGasy Vonona, qui, la semaine dernière, a déjà dispensé des formations à ses agents, « la plupart des places attribuées aux partis politiques sont loin d'être remplies », révèle une source. Cette lacune pourrait éventuellement nuire à la crédibilité de certains « grands partis et candidats aux élections ». Surtout en cas de réclamations lors des scrutins.
Misaina Rakotondratsima
L'Express de Madagascar
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