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May 24th
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Libye-USA: M. Obama consulte ses principaux collaborateurs sur le pays

USA-Libye - L'amiral Mike Mullen, chef de l'état-major interarmées, a déclaré le 20 mars que la zone d'exclusion aérienne était « à toutes fins pratiques en vigueur ». Le président Obama a tenu le 20 mars une téléconférence avec ses principaux conseillers à la sécurité nationale pour discuter de l'initiative internationale visant à instaurer un régime d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye afin d'empêcher les forces armées de ce pays de mener des attaques contre la population civile. M. Obama, qui effectue actuellement une tournée en Amérique latine, s'est entretenu par téléphone sécurisé avec son conseiller en matière de sécurité nationale, M. Tom Donilon, la secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton, le ministre de la défense, M. Robert Gates, le directeur du personnel de la Maison-Blanche, M. William Daley, le commandant de l'AFRICOM, le général Carter Ham, et le conseiller adjoint à la sécurité nationale, M. Denis McDonough, a indiqué la Maison-Blanche.

Le général Ham, qui a récemment assumé la direction du Commandement des forces armées américaines pour l'Afrique (AFRICOM), basé à Stuttgart (Allemagne), a donné un compte rendu de la situation au président.

« Le président Obama a reçu un rapport du général Ham sur les opérations militaires américaines en Libye qui sont menées dans le cadre de l'intervention internationale visant à mettre en à "uvre les dispositions de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, a expliqué la Maison-Blanche. M. Obama a aussi discuté des consultations militaires et diplomatiques qui se tiennent actuellement sur la situation en Libye. »

Mme Clinton vient de conclure une visite d'un jour à Paris où elle a discuté le 19 mars avec des dirigeants européens et arabes des derniers préparatifs pour instaurer la zone d'interdiction de vol autorisée par la résolution. Pour sa part, M. Obama poursuit du 19 au 23 mars sa tournée en Amérique latine, se rendant au Brésil, au Chili et au Salvador.

Le Conseil de sécurité a adopté le 17 mars la résolution 1973 avec 10 voix pour, 0 contre et 5 abstentions. Celle-ci autorise tous les moyens nécessaires, y compris l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne, pour empêcher les forces armées du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi d'attaquer la population libyenne. La résolution exige entre autres un cessez-le-feu immédiat.

Le vice-président Biden a téléphoné le 20 mars au premier ministre algérien, M. Ahmed Ouayahia, et à l'émir du Koweït, Cheikh Sabah al-Ahmed al-Jaber al-Sabah, dans le cadre des consultations continues sur les actions de la coalition appuyant la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, a indiqué par ailleurs la Maison-Blanche.

« Le vice-président s'est entretenu avec le premier ministre algérien et avec l'émir koweïtien de leur appui mutuel à l'entière application de la résolution et de la nécessité de protéger les citoyens libyens », a précisé la Maison-Blanche.

L'amiral Mike Mullen, chef de l'état-major interarmées, a déclaré le 20 mars au programme d'actualités State of the Union de la chaîne de télévision CNN, que la zone d'exclusion aérienne était « à toutes fins pratiques en vigueur ». Il a indiqué que la stratégie actuellement adoptée par la coalition internationale était de bloquer l'appui logistique aux forces du colonel Kadhafi, qui s'étendent de Tripoli, à l'ouest, jusqu'à proximité du port de Benghazi, à l'est.

L'amiral Mullen a indiqué par ailleurs lors du programme Meet the Press de la chaîne NCB, qu'en ce qui concerne les États-Unis, il s'agit d'une opération militaire limitée qui n'inclura pas de troupes terrestres. « Il ne s'agit pas d'une occupation sous quelque forme qu'elle soit », a-t-il déclaré.

L'objectif est de persuader Mouammar Kadhafi de renvoyer ses forces dans leurs casernes et de cesser d'attaquer les civils opposés à son régime qui dure depuis 42 ans, a ajouté l'amiral Mullen. Le commandement libyen garde au sol ses avions et ses hélicoptères militaires depuis la mise en à "uvre de la zone d'exclusion aérienne le 19 mars, a-t-il souligné.

Des bâtiments de guerre et des sous-marins américains et britanniques ont tiré 112 missiles de croisière Tomahawk de haute précision contre 20 installations de défense aérienne, de communication et de commandement afin d'ouvrir un corridor aérien permettant aux avions militaires de la coalition internationale d'effectuer des patrouilles aériennes et de clouer au sol les forces de l'air libyennes, a dit le 19 mars le vice-amiral William Gortney, directeur de l'état-major, lors d'un point de presse au Pentagone.

« Nous sommes à la pointe (...) des opérations militaires internationales visant à appliquer les termes de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU en Libye », a indiqué le vice-amiral.

« Ces opérations initiales ont un double but, à savoir, essentiellement, empêcher de nouvelles attaques par les forces du régime libyen contre les citoyens et les groupes d'opposition, notamment à Benghazi et ses environs, et éliminer les moyens dont dispose le régime pour résister à l'interdiction de vol que nous imposons dans le cadre de la résolution de l'ONU », a-t-il expliqué.

La coalition a choisi ses cibles sur la base d'une évaluation des installations qui constituent une menace directe à l'aviation mettant en oeuvre la zone d'exclusion aérienne ou à la population libyenne, a dit le vice-amiral Gortney à la presse.

Outre les missiles de croisière lancés par les forces maritimes internationales qui ont frappé plus de 20 installations intégrées de défense aérienne, de communication et de commandement, les chasseurs américains, britanniques et français ont stoppé l'avancée des forces blindées de Kadhafi qui attaquaient Benghazi, actuellement aux mains de l'opposition. Des avions militaires d'autres nations devaient se joindre aux opérations d'interdiction de vol dès le 20 mars, a-t-il ajouté.

« Ces frappes sont soigneusement coordonnées avec nos partenaires de la coalition. Je souhaite souligner, cependant, qu'il s'agit seulement de la première phase de ce qui sera vraisemblablement une opération militaire à plusieurs étapes dont le but est d'appliquer la résolution des Nations unies », a dit le vice-amiral Gortney.

Merle David Kellerhals Jr.

America.gov/22/03/2011