Situation en Libye - L'Otan s'est défendue, hier mardi 21 juin, quant aux critiques acerbes formulées en son encontre au sujet de récentes tueries des civils en Libye. Elle a promis de prendre des précautions afin d'éviter de pertes des civils. Entre- temps l'implication de la Cour pénale internationale est souhaitée afin de réhabiliter les familles des victimes dans leurs droits. L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan) était sur la défensive, hier mardi 21 juin, après les critiques suscitées par la mort en 48 heures de 24 civils, selon les autorités libyennes, dans des frappes de l'Alliance qui a par ailleurs reconnu avoir perdu un hélicoptère drone. L'Otan, fait remarquer l'AFP, a reconnu hier mardi la perte de son premier appareil en Libye, un hélicoptère drone qui effectuait une mission de surveillance en Libye, démentant toutefois qu'un de ses hélicoptères d'attaque a été abattu, comme l'a affirmé plus tôt la télévision libyenne.
La télévision d'Etat a montré des images de la carcasse d'un appareil, qu'elle a identifiée comme celle d'un hélicoptère Apache abattu près de Zliten à 160 km à l'Est de la capitale et à 40 km à l'Ouest de la ville rebelle de Misrata.
Il s'agit d'un nouveau type d'appareil sans pilote américain, le Fire Scout, a-t-on appris auprès de responsables américains de la Défense.
«Nous ne savons pas encore» pourquoi le contact radar a été perdu avec l'appareil, un MQ-8B Fire Scout, a affirmé à l'AFP, l'un de ces responsables sous couvert d'anonymat.
IMPLICATION DE LA CPI
La perte de cet appareil intervient au moment où l'opération de l'Alliance Atlantique suscite les critiques après la mort de vingt-quatre civils en seulement quarante-huit heures sous le feu de l'Otan à Sorman (Ouest) et Tripoli, selon le régime libyen.
L'Otan a assuré mardi qu'elle prenait toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles en Libye, répondant aux critiques du chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, qui a estimé la veille que de telles erreurs remettaient en cause la crédibilité de l'Alliance. Mais, au-delà des précautions à prendre , il serait plus normal que la Cour pénale internationale(CPI) s'implique pour juger les responsables de ces tueries et réhabiliter les familles des victimes dans leurs droits.
Pierre Emangongo
Le Potentiel/22/06/2011
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