Actualité en Libye - Le colonel Kadhafi refuse de démissionner du pouvoir en Libye malgré les condamnations à travers le monde des crimes et de la répression brutale contre les civils. Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont le régime est confronté à une révolte populaire sans précédent, a, selon l'AFP, annoncé hier mardi 22 février à la télévision qu'il resterait en Libye «guide de la révolution», faisant valoir qu'il n'avait pas un poste officiel pour en démissionner.
«Mouammar Kadhafi n'a pas de poste officiel pour qu'il en démissionne. Mouammar Kadhafi est le guide de la révolution, synonyme de sacrifices jusqu'à la fin des jours. C'est mon pays, celui de mes parents et des ancêtres», a-t-il dit en guise de rejet des appels à son départ du pouvoir.
Par ailleurs, il a appelé ses partisans à manifester dès ce mercredi 23 février et averti qu'il «se battrai jusqu'à la dernière goutte de sang».
Malgré cette arrogance, le chef de la Jamahiriya arabe libyenne a perdu le contrôle de Benghazi, la deuxième ville du pays tombée aux mains des manifestants.
Les diplomates libyens dans plusieurs pays ont rendu le tablier en guise de protestation contre la répression brutale des forces de sécurité en l'endroit des manifestants libyens. Et, l'armée a même procédé aux bombardements dans la ville de Benghazi, symbole de la résistance.
CRIMES
Le dirigeant libyen a menacé les manifestants armés de «la peine de mort». Il a, ensuite, menace les rebelles, leur promettant une riposte similaire à Tiananmen et Falloujah.
Plusieurs personnalités de par le monde n'ont utilisé la langue de bois pour condamner cette violence inacceptable contre les paisibles citoyens, classée dans le lot des crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
C'est dans ce contexte que le sénateur américain John Kerry avertit Mouammar Kadhafi des «conséquences» concrètes de la répression qu'il exerce sur les manifestants. «L'utilisation brutale de la force par le gouvernement de Kadhafi devrait signifier la fin du régime lui-même», estime le sénateur, qui menace aussi de poursuites pour crimes de guerre. Il demande à l'ONU de «condamner la violence et d'envisager des sanctions temporaires, y compris un embargo sur les armes».
Tout compte fait, le guide libyen qui caressait le rêve de devenir le roi d'Afrique doit lire le signe de temps pour comprendre que l'heure du changement a sonné et que vouloir ou pas, l'alternance est inévitable en Libye.
Pierre Emangongo
Le Potentiel
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