Agression de Léon Kengo wa Dondo à Paris en France - « Cet acte est extrêmement grave et nécessite un examen profond et une décision adéquate de la part du gouvernement français ». Telle est la réaction à chaud du Gouvernement congolais après l'agression du Président de son Sénat, Léon Kengo wa Dondo, la veille du jour de nouvel an, à Paris par des congolais identifiés comme étant des combattants.
Pour le Chef de la diplomatie congolaise, Alexis Thambwe Mwamba qui remettait une correspondance à l'Ambassadeur de la République Française en poste à Kinshasa, Luc Hallade, le dimanche 1er janvier 2012, à son cabinet de travail, la France doit assurer la sécurité des officiels congolais en séjour sur son territoire. Passé à tabac, roulé au sol, quelques dents arrachées, le Président du Sénat congolais, Kengo wa Dondo a été violement agressé, la 31 décembre 2011 dernier, par les combattants à Paris, la capitale française. Blessé, le Président de l'UFC est interné dans un centre hospitalier parisien. La scène macabre s'est produite à la Gare du Nord alors que Léon Kengo, deuxième personnalité de la RDC, s'apprêtait à prendre place à bord d'une voiture. Il venait de Bruxelles, par train, pour un séjour privé à Paris.
D'après le Gouvernement congolais, les assaillants de Kengo wa Dondo lui reprochaient de n'avoir pas renoncé à sa candidature à la magistrature suprême en faveur de Sphinx de Limete, M. Etienne Tshisekedi dont il aurait occasionné l'échec à la Présidentielle du 28 novembre 2011. Kinshasa hausse le ton ! Condamnant énergiquement cette agression, le Gouvernement congolais est monté sur ses quatre chevaux pour réclamer justice, le week-end dernier. Le Ministre des Affaires étrangères n'a pas attendu la reprise des activités après la fête de nouvel an doublé d'un jour férié, pour prendre langue avec l'Ambassadeur de France accrédité à Kinshasa. Alexis Thambwe Mwamba a convoqué le diplomate français, Luc Hallade dans son cabinet, à la Gombe. Sans détours, Thambwe Mwamba a exprimé les regrets du Gouvernement congolais de voir sa deuxième personnalité être lynchée en pleine capitale parisienne. Aussi, a-t-il condamné avec la dernière énergie l'acte que vient de poser les combattants de l'UDPS/Paris à l'endroit du Président du Sénat. La France a l'obligation d'assurer la sécurité des officiels congolais de passage à Paris et/ou des représentants du pouvoir établi ainsi que de toute la mission diplomatique, a-t-il fait savoir à son interlocuteur.
Une enquête doit être diligentée pour identifier ces inciviques et cet acte ne doit pas rester impuni, a-t-il dit à Hallade. « On ne peut pas laisser se développer, à Paris, cette situation de terreur où des gens agressent systématiquement tous les Congolais de passage à Paris », a souligné Thambwe Mwamba. S'exprimant dans la même lancée, Lambert Mende, Ministre de l'Information et des Médias et Porte-parole du Gouvernement congolais a qualifié cette attaque de « totalement inacceptable ». Il estime qu'il y a trop de complaisance envers ces groupes de malfaiteurs qui sont connus et fichés, mais qui hument l'air frais sans que quelqu'un ne les interpelle. « Nous protestons de la manière la plus ferme contre cette énième agression perpétrée en France au vu et au su des autorités françaises contre des officiels congolais », a déclaré le Porte-parole du Gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga. La France jette l'éponge Saisi par le Ministre congolais des affaires étrangères, l'Ambassadeur de France à Kinshasa, Luc Hallade a qualifié cette agression d'acte « lâche et ignoble ».
Les autorités françaises, a-t-il fait savoir, n'avaient pas été informées du séjour de Léon Kengo wa Dondo à Paris. Une information confirmée par Paris. Intervenant sur les antennes de la radio France Internationale, le Ministre français des Affaires étrangères, Bernard Valero a confirmé que la France n'était informée du séjour du Président du Sénat de la RDC sur son territoire. UDPS rejette ces allégations ! Accusés de téléguider ses membres à Paris depuis Kinshasa pour faire cette sale besogne, l'UDPS rejette ces accusations faisant état d'un acte prémédité par leur parti. « L'UDPS n'avait pas mandaté les combattants pour agresser Kengo à Paris. L'UDPS a toujours prôné la non violence », a répliqué le Secrétaire Général en matière de communication, le lundi 2 janvier 2012 sur les antennes d'un média privé installé à Kinshasa.
La Prospérité/03/01/2012
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