La cathédrale où était exposée la dépouille mortelle de l'illustre disparu, était remplie de plusieurs centaines de Congolais venus rendre hommage au sénateur et richissime homme d'affaires congolais, ainsi que de dizaines de policiers belges assurant la sécurité.
Outre Jean-Pierre Bemba, on pouvait reconnaître dans l'assistance Léon Kengo Wa Dondo, président du Sénat congolais, Henri Mova Sakanya, nouvel ambassadeur de la RDC en Belgique, de nombreux hommes d'affaires belges ainsi qu'une foule de sympathisants de l'ancien vice-président congolais, détenu depuis mai 2008 à La Haye (Pays-Bas) dans les locaux de la CPI qui l'a autorisé à se rendre à Bruxelles pour se recueillir sur la dépouille mortelle de son père.
A la fin du culte, quelques sympathisants de Jean-Pierre Bemba ont commencé à crier "Président! Président!" mais un service d'ordre mis en place par la famille les a vite invité au calme et à la dignité, la Police n'ayant pas eu à intervenir.
Jean-Pierre Bemba est sorti calmement de la cathédrale, avant de s'engouffrer dans un véhicule accompagné par les agents de la Police commis à sa surveillance pour être reconduit immédiatement à La Haye.
La dépouille mortelle de Jeannot Bemba a été rapatriée mercredi soir par avion à Kinshasa, où le corps sera exposé pendant quelques jours avant l'inhumation prévue à Gemena, dans la région de l'Equateur en RD Congo.
La semaine dernière, la CPI a demandé l'avis de la Belgique pour autoriser une libération provisoire de Jean-Pierre Bemba sur le territoire belge, cela au plus tard le 10 juillet.
Le gouvernement belge a fait savoir qu'il répondra à la requête de la CPI au plus tard à la date fixée.
Selon un avocat de Jean-Pierre Bemba, en cas d'avis positif de la Belgique, ce pays aurait l'obligation de livrer le détenu à la CPI, si celle-ci en fait la demande.
L'avocat a expliqué que l'accusation selon laquelle Jean-Pierre Bemba aurait ordonné et planifié la destruction de l'économie centrafricaine, le viol de 3.000 femmes et plus de 500 assassinats, a été balayée par un juge de la CPI qui a conclu que "le détenu n'avait ni ordonné, ni planifié un quelconque crime, mais omis de façon non- intentionnelle d'empêcher des massacres, six viols et des vols".
Ces crimes sont imputés aux milices de Jean-Pierre qui se trouvaient en Centrafrique pour porter main forte au président Ange-Félix Patassé qui faisait face à une rébellion dirigée par le général François Bozizé, qui avait fini par s'emparer du pouvoir à Bangui.
Durant toute la cérémonie et après, Jean-Pierre Bemba a affiché un calme olympien et à la sortie de la cathédrale, levait la main pour saluer ses partisans qui criaient "Igwe" (président en langue ngwandi).
Bruxelles - 09/07/2009
Pana
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