Economie - L'activité économique interne en hausse de 5,6 % en décembre 2012. La bonne tenue des secteurs primaire, tertiaire et du secondaire ont eu comme effet une hausse de 5,6 % de l'activité économique interne en décembre 2012, indique la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). L'activité économique interne a enregistré une hausse en décembre 2012 de 5,6 % en variation mensuelle, indique le point de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).
Selon le document, cette situation découle de la bonne tenue du primaire (30,1 %), du tertiaire (7,8 %) et dans une moindre mesure du secondaire (1,3 %). A la même période en 2011, l'activité économique interne avait légèrement haussé de 0,4 %, essentiellement du fait du tertiaire (6,5 %), de l'administration publique (5 %) et du secondaire (0,8 %).
L'activité du secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) en décembre 2012 s'est relevée de 30,1 % en variation mensuelle, grâce à la hausse de 38,1 % des débarquements de la pêche, suite à la signature des accords de pêche avec la Mauritanie. On note aussi une amélioration de l'activité dans le sous-secteur de l'élevage de l'ordre de 27,5 %.
Selon la Dpee, en glissement annuel, l'activité du secteur s'est contractée de 3,4 % à cause du sous-secteur de la pêche qui a connu un repli de 7,1 % pendant que l'élevage reculait de 2,1 %. Le secteur secondaire a connu une légère augmentation de 1,3 % en décembre 2012.
A l'origine, il y a les corps gras alimentaires (26,6 %), l'énergie (5,9 %) et la construction (9,7 %). Par contre, on note une baisse de l'activité des autres industries de 0,8 % en variation mensuelle à cause des contreperformances notées dans l'égrenage de coton et la fabrication de textiles (-37,3 %), la fabrication de boissons (-20,2 %), la fabrication d'autres produits alimentaires (-17,6 %) et la métallurgie (-12,9 %).
L'activité du secondaire, en glissement annuel, connaît une légère hausse de 0,8 % du fait des performances notées dans les sous-secteurs des autres industries (8,7 %) et de l'énergie (4,5 %).
Quant au tertiaire, son activité en décembre 2012 s'inscrit dans la continuité de la hausse, avec 7,8 % par rapport à novembre de la même année. Cette progression est tirée par le commerce (12,4 %), les transports et télécommunications (18,0 %) et les activités de santé et action sociale (11 %). On note des baisses dans les services financiers (-22,6 %), les activités immobilières (-0,2 %) et les services d'hébergement et de restauration, qui ont fléchi de 1 %, en dépit de la haute saison.
En glissement annuel, on constate une hausse de 6,5 % du fait des transports et télécommunications (23,3 %), des services financiers (16,9 %), des autres services (7 %) et des services d'hébergement et de restauration (6,3 %). Le commerce enregistre une baisse de 10 %, notamment le commerce de véhicules, de pièces détachées et de carburant.
Quant à l'emploi salarié moderne, la Dpee révèle qu'il a augmenté de 1,6 % en variation mensuelle, grâce au tertiaire, notamment la bonne tenue de l'emploi dans les services (3,8 %). L'emploi du secteur secondaire a également connu une légère hausse de 0,4 % par rapport à novembre 2012.
En glissement annuel, poursuit la Dpee, le nombre de salariés s'est amélioré de 3,7 % en liaison avec une bonne tenue du tertiaire (6,5 %). On note une hausse des effectifs dans le secondaire de 0,5 % grâce à l'industrie (2,1 %), l'emploi dans les Btp a, par contre connu une rétraction de 5,8 %.
Par Malick CISS
Le Soleil/30/01/2013