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Sam, Oct

Culture : assurer la promotion culturelle sur le continent

Société
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Le rôle de la culture dans le développement économique et social étant incontestable, les Etats africains mais aussi l’Union africaine (UA) ont été invités à prendre davantage conscience du fait culturel sur le continent.

La nécessite de prendre en compte cette préoccupation culturelle a été souligné par les acteurs culturels sénégalais et sud-africains mercredi à Dakar, la capitale du Sénégal au cours d’une table-ronde sur les relations culturelles entre le Sénégal et l’Afrique du Sud.

L’ambassade sud-africaine au Sénégal en collaboration avec Brand South Africa, Agence de marketing dédiée à la promotion de l’image de marque de l’Afrique du Sud, sont les organisatrices de cette table ronde dont le thème est 'Réinventer le futur vers l’Agenda 2063 de l’Union Africaine : les liens qui nous unissent'.

Une des multiples façons de promouvoir la culture africaine serait par exemple d'investir de plus en plus dans les manifestations culturelles d'envergure continentale déjà existantes comme le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO), le Festival panafricain de la musique (FESPAM) de Brazzaville  et la Biennale des arts de Dakar.

L’industrie culturelle peut également contribuer à la promotion des artistes africains, au développement économique de leurs pays respectifs et plus largement à celui du continent africain tout entier.

Selon Monsieur Abdoulaye Ly, responsable du ministère sénégalais de la Promotion des investissements, 'l’industrie de la musique peut fortement impulser la croissance économique de  nos pays. Par exemple aux Etats-Unis, il est plus facile de vendre de la musique africaine qu’un savon provenant du continent'.

Quant à Monsieur Aziz Dieng, auteur-compositeur sénégalais, il a tenu à faire comprendre à l'auditoire qu'il possible et nécessaire de développer la communication des peuples africains par le canal de la culture : 'on ne peut pas se connaître si on ne se parle pas. Nos pays sont restés enclavés, cloisonnés malgré l’avancée technologique qui a transformé le monde en un village planétaire. Le jeune sénégalais qui ne peut pas citer deux musiciens mauritaniens ou bissau-guinéens serait paradoxalement capable d’énumérer tous les rappeurs obscurs de la banlieue de New York. Il faut que cela cesse'.

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