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Ven, Juil

Situation au Burundi: Calme relatif après les combats à Bujumbura

Politique
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Ce samedi 12 décembre 2015, un semblant de calme semblait régner dans la ville de Bujumbura contrairement aux journées précédentes où de violents combats avaient eu lieu entre des groupes d’assaillants et des éléments de l’armée régulière. Depuis huit mois le Burundi connaît une grave crise politique née du mouvement de contestation contre le troisième mandat présidentiel.

Après les combats meurtriers autour de plusieurs camps militaires et dans certains quartiers résidentiels de la ville de Bujumbura, les boutiques et magasins fonctionnaient normalement, les transports en commun, ainsi que les taxis et les voitures particulières circulaient comme d’ordinaire ce samedi 12 décembre 2015.

Selon le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de la force de défense nationale et des anciens combattants, le bilan de la journée d'affrontement serait assez lourd. En effet, les assaillants auraient perdu 12 hommes et 21 d'entre eux auraient été fait prisonniers par l’armée qui, de son côté, aurait enregistré 5 blessés dans ses rangs dont certains dans un état grave.

Selon un rapport communiqué par le Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme, le bilan depuis le début de la crise serait déjà assez lourd: au moins 300 tués et plus de 280.000 Burundais exilés.

Face à cette situation de tension, de crise et de violence, les réactions de condamnation se multiplient partout à travers le monde. Pendant ce temps, à l'intérieur du pays, le Gouvernement Burundais a déployé ses membres à travers tout le pays pour conduire des marches et des manifestations populaires de soutien à la paix et aux forces armées du pays.

Sur le continent africain, l'Afrique du sud est sorti de son silence en offrant ses bons offices et en exhortant tous les protagonistes de la crise Burundaise à la retenue. Pour rappel, ce pays avait été facilitateur des négociations inter-burundaises qui avaient permis la signature de l’accord d'Arusha en août 2000 sur la paix et la réconciliation nationale.

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